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Areva : augmentation de capital votée

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In extremis. L’objectif de boucler l’opération avant la fin de l’année est atteint : après le conseil de surveillance il y a une dizaine de jours, c’est au tour des actionnaires de voter «oui».

Areva assure par voie de communiqué ce jeudi soir que ses actionnaires, réunis ce jeudi en assemblée générale, ont approuvé les résolutions proposées qui portaient notamment sur des augmentations de capital pour un montant total de 900 millions d’euros.

L’augmentation de capital réservée à Kuwait Investment Authority (KIA) sera comme pérvu de 600 millions d’euros, au prix de 32,50 euros par action ordinaire. Celle de l’État français, d’un montant total d’environ 300 millions d’euros se fera au même prix. L’État français, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (« CEA ») et KIA ont conclu un pacte d’actionnaires d’une durée de 10 ans à compter de la réalisation de l’augmentation de capital réservée.

Ces augmentations de capital sont soumises à l’obtention du visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Beaucoup moins que les 1,5 à 3 milliards escomptés

Pour Areva, «ces opérations permettront au groupe de renforcer ses fonds propres et de poursuivre son plan de développement avec une structure financière renforcée».

Initialement, le fonds souverain du Qatar et Mitsubishi Heavy Industries (MIH) devaient également prendre part à cette augmentation de capital avant de finalement se retirer des négociations. La participation de MIH avait été jugée contraire aux intérêts des deux autres champions français du nucléaire, EDF et Alstom. Et celle du Qatar avait été retoquée au vu de ses exigences.

Au final, le montant levé «est beaucoup moins élevé que ce qu’escomptait Areva. L’opération est en effet très en deçà des objectifs fixés lors de l’annonce du plan de financement d’Areva en juin 2009. Le géant de l’atome avait alors prévu une ouverture de 15% de son capital et il espérait lever entre 1,5 et 3 milliards d’euros pour financer ses investissements. Dans ce cas là, c’est 7% du capital qui est dégagé.

Une autre augmentation de capital ?

L’État n’exclut toutefois pas une deuxième augmentation de capital au printemps, Bercy ayant indiqué qu’il pourrait «lancer avec Areva des réflexions sur d’autres opérations de financement destinées, si besoin est, à compléter cette première augmentation de capital».

Mais Anne Lauvergeon, actuelle PDG d’Areva mais dont les spéculations sur sa succession sont animés, refuse une nouvelle levée de fonds. «Areva n’a pas de problèmes de liquidité», martèle-t-elle depuis quelques semaines. «Notre note va être dégradée (par les agences financières, ndlr) car l’augmentation de capital prévue par l’Etat n’est pas entièrement au rendez-vous», a reconnu Anne Lauvergeon. Toutefois, l’opération sera suivie d’une entrée en Bourse. Mais le contexte actuel d’aversion au risque ne devrait pas lui être favorable.

6,1 millliards sur 10 engrangés

A l’heure actuelle, sur les dix milliards d’euros qu’Areva comptait réunir pour réussir son développement, 6,1 milliards d’euros sont déjà entrés dans les caisses. Neuf cents millions d’euros d’augmentation de capital ajoutés aux 5,2 milliards grâce à la cession de T&D (3,1 milliards d’euros) et à des participations financières (Total pour 282 millions d’euros, Safran pour 634 millions et GDF pour 728 millions, pour un total d’environ 1,6 milliard).

Il en manque donc encore 3,9 milliard. Entre 700 à 900 millions d’euros sont attendus dans le cadre du rachat par le Fonds stratégique d’investissement de la part d’Areva dans STMicroelectronics (10,9%) qui vont boucher le trou. Un accord pourrait aboutir très prochainement.

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