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Avec un recul de près de 18 % depuis le début de l'année, l'Euro Stoxx Construction affiche la plus mauvaise performance de tous les indices sectoriels. Les investisseurs ont délaissé le secteur de la construction depuis quelques semaines. L'action Lafarge figure en bas du classement des valeurs du CAC 40 depuis janvier. En début d'année, les opérateurs de marché misaient sur un rebond de la construction aux Etats-Unis. Aurel BGC publiait même, au mois de juin, une étude pour jouer les valeurs les plus exposées au marché américain. Mais ces espoirs sont déçus pour l'instant. Malgré quelques signes de frémissement observés par certaines entreprises, la reprise de la construction aux Etats-Unis reste très incertaine. Le nombre de demandes de permis de construire et de mises en chantier dans le pays est à un niveau extrêmement faible. Les demandes de permis au mois de juillet ont baissé de 3,1 %. La semaine dernière, les chiffres publiés dans le domaine des ventes de logements anciens ont confirmé la faiblesse du marché américain. Les fabricants de matériaux de construction sont les premiers concernés par la défiance envers le secteur, alors que les grandes majors du BTP sont protégées par la diversification de leurs activité et des carnets de commandes au plus haut
(lire page 13). Les grands cimentiers, comme Cemex ou Holcim, se sont montrés pessimistes dans leurs déclarations de cet été. Après la publication de comptes semestriels décevants, Lafarge a revu à la baisse sa prévision annuelle concernant le marché du ciment. Inquiet de la situation européenne, il attend une évolution de la demande de ciment mondiale comprise entre - 1 et + 3 %. Récemment, le géant irlandais CRH a ravivé les inquiétudes, en abaissant ses prévisions à cause de la situation américaine.
NOTRE CONSEILOn peut profiter du repli des cours de Bourse pour miser sur le rebond du secteur à moyen terme. Nous sommes à l'achat sur les cimentiers cotés à Paris et sur Saint-Gobain (code : SGO, Comp. A, SRD).