ON MURMURE...

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Obtenir 100 % de l'opérateur de télévision payante British Sky Broadcasting (BSkyB) pourrait revenir plus cher que prévu à Rupert Murdoch.
Le président de News Corp., qui avait fait une offre de 7,8 milliards de livres (soit 11,5 milliards de dollars) sur les 61 % du groupe qu'il ne possédait pas encore le 15 juin, a vu sa facture s'alourdir nettement depuis : sous l'effet de la hausse de la livre ce prix équivaut aujourd'hui à 12,2 milliards de dollars.
Or News Corp. ne se couvre pas sur ses investissements dans des groupes étrangers. Le 6 août, M. Murdoch a déjà prévenu que cette acquisition pourrait demander plus de cash que prévu au groupe. Car celui-ci avait envisagé de lever 4 milliards de dollars pour financer l'opération et d'utliser son cash (8,7 milliards de dollars) pour le reste. Une enveloppe qui pourrait même ne pas être suffisante si ce mouvement continuait. Si cette emplette s'avère plus onéreuse, il convient aussi de rappeler qu'en contrepartie les revenus de BSkyB auront aussi davantage de valeur lorsqu'ils seront intégrés à News Corp.
BSkyB avait déjà refusé l'offre à 700 pence par action en juin. Pour l'instant, les deux protagonistes sont focalisés sur les agréments des autorités de la concurrence concernées, qui pourraient encore prendre six à douze mois. L'action cote aujourd'hui autour de 700 pence, ce qui signifie que les investisseurs attendent encore une offre formelle avant d'acheter des titres, ou qu'ils ne croient pas à un relèvement important de l'offre de News Corp.
... QUE l'homme d'affaires américain Carl Icahn a investi près de 1 milliard de dollars dans les valeurs énergétiques au deuxième trimestre, en misant sur les opportunités nées de la fuite de BP.
Fidèle à sa réputation d'opportuniste des marchés, Carl Icahn a misé au deuxième trimestre sur le secteur qui a largement pâti d'un environnement de marché délétère.
Et ce sont sans conteste les matières premières, et plus particulièrement le pétrole, qui ont été le meilleur point d'entrée ces derniers mois, après la fuite géante de BP et la chute des prix du brut. Carl Icahn a investi 929 millions de dollars dans des valeurs énergétiques en Bourse, qui représentent désormais 19 % de son portefeuille actions.
Cette stratégie s'est déjà avérée gagnante, puisque les cours dans l'exploration pétrolière et gazière ont perdu 12 % au deuxième trimestre et sont déjà remontés de 10 % depuis.
Carl Icahn a également signé des contrats d'options liés à la baisse du S&P 500 et aurait gagné 110 millions de dollars étant donné que l'indice a perdu 12 % sur le trimestre.
Enfin, l'investisseur a bénéficié de la montée des spéculations sur le laboratoire Genzyme, dont il est actionnaire à 5 % et qui ferait l'objet d'une offre de rachat de la part de Sanofi-Aventis. L'action Genzyme a progressé de 36 % depuis fin juin, sans qu'une offre formelle ait encore été déposée. Les discussions achopperaient sur le prix, Sanofi-Aventis proposant moins de 70 dollars par action alors que les actionnaires de Genzyme, au premier rang desquels Carl Icahn, réclameraient 80 dollars.
