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ON MURMURE AUTOUR DES COLONNES DU PALAIS-BRONGNIART...

10/07/2010 00:00 - JDF

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... QUE, selon les informations de WanSquare, la société Carmignac Gestion a terminé le premier semestre avec un montant d'actifs sous gestion de 47 milliards d'euros, ce qui constitue un véritable record. Ce montant est supérieur de 42 % à ce qu'il était il y a seulement six mois, à la fin de l'exercice 2009, quand Carmignac gérait 33 milliards d'euros, et quatre fois supérieur aux actifs sous gestion à la fin 2008 (12 milliards). Pour mémoire à la fin du premier trimestre, Carmignac, tutoyait déjà le seuil des 40 milliards d'euros d'actifs gérés.
Cette performance est due à la fois à la régularité des fonds gérés par Carmignac, en dépit des aléas de la crise financière, et à la stratégie contrarienne d'Edouard Carmignac, fondée sur une grande méfiance à l'égard des dettes souveraines et de l'euro, et du coup sur de fortes convictions pour l'or et les pays émergents. L'un de ses fonds détient à lui seul une ligne de 250 millions d'euros en titres de la première banque chinoise.
Avec de telles performances et des fonds propres de l'ordre de 650 millions d'euros, Carmignac Gestion est désormais plus important, dans le domaine de la gestion privée, qu'un établissement plusieurs fois séculaire comme Neuflize-OBC, filiale de ABN-Amro.

... QUE Crédit Suisse juge l'exploitant de l'Eurostar sous-valorisé en raison d'inquiétudes infondées sur l'endettement. Ce qui en fait un bon point d'entrée. Eurotunnel a subi les mouvements erratiques de la Bourse ces trois derniers mois, où son cours a dévissé de 25 %. Pour Crédit Suisse, ce désamour est lié à des craintes concernant le niveau de dette du groupe qui sont infondées. D'autant que les perspectives opérationnelles sont bonnes.
L'évolution du trafic camion doit grimper de 32 % au deuxième trimestre, selon les prévisions de la société de Bourse. Côté passagers, le trafic devrait croître de 7 %, grâce à l'affluence lors des perturbations liées au nuage islandais : pendant cette période, les trains d'Eurostar ont circulé avec un taux d'occupation proche de 100 %, et la société a réussi à ajouter 33 trains supplémentaires. Eurostar devrait continuer à bénéficier sur le plus long terme d'un mouvement de substitution à l'avion.
Enfin, l'évolution du cours de Bourse est, selon Crédit Suisse, principalement liée à des inquiétudes générales sur la dette, et plus particulièrement sur celle du groupe, qui sont infondées. Si sa dette nette représente 9,7 fois son Ebitda, Eurotunnel génère cependant suffisamment de free cash flow pour régler le principal et les intérêts de son prêt jusqu'à sa maturité, en 2050. Surtout que les intérêts sont fixes pendant toute sa durée.
Crédit Suisse insiste en outre sur le fait qu'Eurotunnel pourrait voir sa capitalisation boursière augmenter de 20 % d'ici à la fin de septembre 2010, si le groupe convertissait l'ensemble de ses ORA et OBSA en actions. Pour le premier semestre 2010, dont les résultats seront publiés le 19 juillet, Crédit Suisse prévoit un chiffre d'affaires de 330 millions d'euros, en hausse de 9 %, et un Ebitda de 143 millions d'euros.

... QUE le groupe Vivendi devrait bientôt disposer des moyens financiers pour monter facilement dans l'opérateur SFR, alors que Vodafone a décidé de sortir du capital de ce dernier.
Pour réussir un divorce, il faut être deux. Selon nos informations, le géant britannique des télécoms a récemment confirmé à plusieurs sources que sa participation dans SFR n'était pas stratégique et qu'il souhaitait se désengager dans de bonnes conditions financières. Affirmation qui a suivi la conclusion de la cession de la participation de Vivendi dans l'américain NBCU, qui va procurer beaucoup de cash à l'actionnaire majoritaire de SFR. Parallèlement, les dirigeants de Vivendi ne cachent pas l'intérêt de monter à 100 % dans SFR.
Vivendi doit en effet céder d'ici à la fin de l'année ses actions dans le groupe de médias américain pour 5,8 milliards de dollars en cash, soit l'équivalent de 4,6 milliards d'euros, grâce à la baisse de 20 % de la monnaie européenne depuis la signature de l'accord. Même si les autorisations réglementaires prenaient un peu de retard, le français devrait recevoir un premier chèque de 2 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) fin septembre.
Il est donc probable que des discusssions entre vendeur et acheteur potentiels pourraient intervenir dans les prochains mois. Si Vodafone a l'intention de tirer le meilleur prix de son actif, la valorisation actuelle des opérateurs comparables valorise sa participation de 44 % à un prix d'environ 5 milliards d'euros. Comme il s'agit d'une participation minoritaire, il n'y a pas de prime contrôle à appliquer, même si le britannique fait valoir l'intérêt financier de l'opération pour Vivendi. Le groupe français aurait en effet accès à la totalité du cash-flow de SFR, qui lui verse seulement pour l'instant de beaux dividendes.
Etant donné la belle capacité bénéficiaire de SFR, une montée à 100 %, essentiellement financée en cash, augmenterait le résultat net de Vivendi - et son bénéfice par action - de 20 % environ. Le groupe dispose donc d'une certaine marge de négociation. Ce qui permet d'entrevoir un accord d'ici six mois.