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Le marché international du gaz naturel est une somme de marchés spécifiques dominés par deux grands pays producteurs que sont la Russie et les Etats-Unis. Plusieurs places de marché régionales font en effet office de référence. Parmi celles-ci, la Cnuced (Conférence des Nations-unies sur le commerce et le développement) a notamment répertorié les indices Henry Hub, coté sur le New York Mercantile Exchange, et Aeco, le prix de référence de la province canadienne de l'Alberta. Pour l'Europe, l'organisation mentionne les indices Heren, au Royaume-Uni, et Zeebruge Hub, en Belgique. La plate-forme électronique ICE Futures, qui dispose de bureaux à travers le monde, s'affirme également un acteur central de ce marché. Des prix en net recul Lorsqu'il n'est pas réglementé, comme en France, le prix du gaz est sujet à une forte saisonnalité. Corrélé aux conditions climatiques, il est aussi sensible à la dynamique de l'économie. « Depuis dix-huit mois, les prix du gaz ont connu des reculs successifs liés à la baisse de la croissance mondiale, à des réserves excédentaires et aux ventes forcées de certains investisseurs. Néanmoins, la croissance structurelle des marchés émergents et le développement de l'industrie du gaz naturel liquéfié laissent augurer une dynamique favorable sur le long terme », estime Socheat Chhay, directeur associé d'ETF Securities. Dans ce contexte, Sandrine Cauvin, qui gère Craigston Pure Energy, un fonds consacré exclusivement aux secteurs du pétrole et du gaz, n'hésite pas à investir sur certains acteurs du marché du gaz. « Nous avons en effet initié quelques positions car les prix du gaz semblent se stabiliser. La saison des ouragans, qui vient de commencer aux Etats-Unis, pourrait affecter la production, et la chaleur estivale devrait soutenir la consommation par le biais de la climatisation. Par ailleurs, à moyen et long terme, nous pensons que la marée noire survenue dans le golfe du Mexique aura pour conséquence de ralentir significativement les développements de plates-forme pétrolières offshore dans la région, et le gaz devrait alors s'imposer comme une alternative séduisante », explique-t-elle. Des perspectives alléchantes La gérante note, par ailleurs, que de nombreuses opérations de fusion-acquisition ou de rapprochement via des joint ventures ont été opérées dans le secteur depuis deux ans. « Le développement du marché des gaz non conventionnels devrait continuer d'alimenter cette tendance et soutenir les cours de certaines sociétés », poursuit Sandrine Cauvin, qui a dernièrement retenu deux acteurs nord-américains : Brigham Exploration et Petrohawk. La comparaison des prix du pétrole et du gaz constitue un autre facteur de soutien pour ce dernier. Alors qu'en 2008 les prix des deux énergies ont chuté de concert, seul celui du pétrole s'est nettement repris (voir graphique ci-contre). Quelle corrélation avec le pétrole ? Sur la même période, les prix du gaz ont, en moyenne, reculé de 1 %. Le différentiel alors constaté atteignait un niveau qui n'avait pas été constaté depuis une trentaine d'années. Si l'écart s'est aujourd'hui resserré, le gaz présente toujours un caractère défensif et constitue donc une opportunité intéressante de diversification de portefeuille pour le long terme.
NOTRE CONSEILOutre le fonds Craigston Energy, dont l'actif est investi à 13 % sur le secteur du gaz, le fonds indiciel coté ETFS Natural Gas (code Isin : GB00B15KY104) peut être retenu pour accompagner la tendance haussière de long terme. Le turbo call infini G197B proposé par BNP Paribas, qui offre un levier de 2,5, peut également être mis à profit. Mais, attention, si le prix du gaz venait à baisser de plus de 25 % par rapport à son niveau actuel, ce produit perdrait alors toute valeur.