Un marché aux règles plus favorables aux sociétés qu'aux actionnaires
Le premier attrait d'Alternext profite surtout aux sociétés au détriment des actionnaires. Les obligations de publications sont allégées : absence de communication trimestrielle et pas de certification nécessaire pour les semestrielles. Une économie non négligeable pour des entreprises de petite taille, mais qui entraîne le risque pour le public d'un manque réel de visibilité.
Autre différence, les déclarations de dépassement de seuils du capital sont moins contraignantes. Mais les actionnaires minoritaires sont lésés en cas d'offre publique. Un actionnaire qui franchit les 33 % de détention n'est ici pas obligé de lancer une OPA. Tout juste doit-il déposer une garantie de cours en cas de dépassement des 50 %.
Une réflexion est en cours sur l'abaissement de 95 à 90 % du seuil pour les offres de retrait, mais rien n'est fait.
Seul avantage pour les actionnaires individuels, la réduction d'impôt de 25 % du montant investi lors d'une introduction sur le segment. A condition toutefois de conserver les titres pendant cinq ans. Une perspective lointaine sur ce type de société.
Autre différence, les déclarations de dépassement de seuils du capital sont moins contraignantes. Mais les actionnaires minoritaires sont lésés en cas d'offre publique. Un actionnaire qui franchit les 33 % de détention n'est ici pas obligé de lancer une OPA. Tout juste doit-il déposer une garantie de cours en cas de dépassement des 50 %.
Une réflexion est en cours sur l'abaissement de 95 à 90 % du seuil pour les offres de retrait, mais rien n'est fait.
Seul avantage pour les actionnaires individuels, la réduction d'impôt de 25 % du montant investi lors d'une introduction sur le segment. A condition toutefois de conserver les titres pendant cinq ans. Une perspective lointaine sur ce type de société.
L.D.
