L’AMF condamne l’ancien patron de Jérôme Kerviel

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Société Générale fait décidément parler d'elle ces derniers temps. Alors que la banque réclame 4,9 milliards d'euros à son ancien trader, Jérôme Kerviel, l'ex-patron de la banque de financement et d'investissement de Société Générale, Jean-Pierre Mustier a été condamnée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) à verser une amende de 100 000 euros pour délits d'initiés, qu'il aurait commis en 2007. L'ancien patron de Kerviel a d'ores et déjà annoncé par la voix de son avocat, Me Jean Veil, qu'il allait faire appel.
Dans un communiqué publié mercredi, l'AMF accuse Jean-Pierre Mustier d'avoir vendu l'intégralité de son portefeuille de titres et la moitié de ses actions Société Générale en anticipant un dérapage des marchés. Ce qui lui aurait permis d'empocher entre 50.000 et 200.000 euros, selon une évaluation de l'AMF citée par le Nouvel Observateur, qui avait dévoilé l'affaire. Après cette affaire, il avait quitté la direction de cette activité et pris la tête du pôle «gestions d'actifs et services aux investisseurs» avant de démissionner en 2009.
Au coeur de l'affaire Kerviel
L'ancien supérieur de Jérôme Kerviel se trouve également au coeur du procès Kerviel. Certains le jugent en effet responsables de l'insuffisance des contrôles internes qui aurait permis au trader de prendre des positions non autorisées. Il a d'ailleurs été interrogé début juin dans le cadre de cette affaire et s'était alors présenté comme «sans profession».
Cette décision de l'AMF est d'autant plus important qu'elle intervient au moment où le gendarme de la Bourse a été confortée par la justice pour les cas de délits d'initiés. Désormais, gagner beaucoup en Bourse peut conduire à une sanction pour délit d'initié.
Egalement soupçonné de délits d'initiés, Robert Day, ancien membre du conseil d'administration de la Société Générale, a en revanche été mis hors de cause par le gendarme des marchés financiers. Il était pour sa part poursuivi pour avoir vendu pour 40,5 millions d'euros d'actions Société Générale le 18 janvier 2008, jour où les premiers soupçons sur l'affaire Kerviel étaient apparus.
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