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La catégorie des fonds immobiliers investis en Europe perd quelque 21,44 % sur les cinq premiers mois de l'année, alors que le faible niveau de risque de leur portefeuille aurait dû les faire classer parmi les valeurs refuges. Qu'on en juge :
« Un rendement en cash-flow d'au moins 9 % ; un rendement en dividendes de plus de 7 % ; une décote 2009 de 20 % et une décote sur les résultats estimés de 2010 de 30 %. Le niveau actuel des indicateurs de rendement témoigne de l'attractivité du secteur sur le marché des actifs de rendement, alors même que le risque en capital est réduit (décote, hausse anticipée des actifs nets réévalués) », affirme Laurent Gauville, le gérant de la Sicav Immobilier 21, investie en actions de sociétés foncières cotées. Invesco Real Estate parvient à une anticipation analogue et estime que, dans la plupart des pays européens, les marchés immobiliers ont atteint ou sont en phase d'atteindre le bas du cycle du capital. Le gestionnaire perçoit une stabilisation des rendements initiaux, c'est-àdire un arrêt de la dégradation du rapport entre le loyer annuel net (hors taxes et charges) et le prix d'acquisition frais inclus. La prochaine étape de l'amélioration du sentiment sur le secteur devrait venir de la hausse des valeurs locatives. Quant à Henderson Global Investors, spécialiste réputé du secteur, il table sur une amélioration du marché du bureau en Ile-de-France.
« Les locataires sont de plus en plus attirés par des zones situées dans la première couronne, où l'on trouve des bureaux d'excellente qualité et d'une superficie importante avec des loyers inférieurs à ceux proposés dans le centre », analyse Andy Schofield, responsable de la recherche immobilier chez Henderson.