
g_NRJ_Group.gif -
La Bourse a bien réagi à la publication des résultats annuels de NRJ Group. Le retour des bénéfices est en effet une bonne nouvelle, mais le détail des comptes laisse sceptique. En effet, la rentabilité nette est à mettre principalement au crédit du désengagement de la société de son opérateur mobile virtuel, NRJ Mobile, qui était la première source de pertes auparavant. Car le coeur de métier du groupe, la radio, connaît des difficultés récurrentes. Les audiences du navire amiral ne parviennent pas à progresser, pire, elle ont régressé de 5,8 % à 5,3 % en un peu plus d'un an. Un mouvement qui semble structurel, les jeunes auditeurs préférant écouter les morceaux de leur choix plutôt que se voir imposer une programmation. La direction mise sur un partenariat exclusif avec l'iTunes Store d'Apple pour remettre la station au goût du jour. Avec au final un modèle économique fondé sur l'interaction entre la radio et l'impulsion d'achat, notamment via les nouveaux smartphones, iPhone en tête. Un modèle qui doit faire ses preuves, tant les radios musicales semblent dépassées par la musique numérique. Heureusement, la gestion serrée des coûts a permis de dégager des économies substantielles pour une société de cette taille, de l'ordre de 27 millions d'euros, mais NRJ ne pourra pas pallier indéfiniment la chute des revenus de cette façon. Les investissements restent en revanche soutenus sur le pôle TV, qui comprend NRJ 12, NRJ Hits et la télé locale NRJ Paris. Une branche d'activité dont le développement est prometteur, mais qui doit encore monter en puissance. NRJ 12 ne pointe qu'à la quatrième place des chaînes généralistes sur la TNT en termes d'audience, un rang qui doit être amélioré pour attirer davantage d'annonceurs. Enfin, le pôle spectacles, bénéficiaire en 2009 grâce au succès de
Cléopâtre, n'a rien dans les tuyaux pour cette année, et se prépare donc à vivre une année blanche.
NOTRE CONSEILRester à l'écart. Le titre manque de catalyseurs pour espérer une hausse durable (code : NRG, Comp. B).