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Sanofi-Aventis confirme son ambition dans la santé animale

13/03/2010 00:00 - JDF

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Nouvelle avancée du laboratoire français dans sa stratégie de diversification de ses activités. Après avoir racheté à Merck pour 4 milliards de dollars les 50 % qu'il ne détenait pas dans leur co- entreprise Merial, Sanofi travaillera de nouveau main dans la main avec son homologue américain. L'opération de juillet 2009 comportait une option pour créer une nouvelle coentreprise franco-américaine dans la santé animale, en unissant Merial et les activités vétérinaires de Merck-Schering Plough (Intervet). Une option que Sanofi a choisi d'exercer pour conforter son développement dans des activités en croissance, après la multitude d'acquisitions dans les génériques, les vaccins et la biotechnologie réalisées en 2009. La fusion aboutira à la création du leader mondial de la santé animale, avec 5,3 milliards de dollars de ventes, contre 3,7 milliards pour Pfizer, le deuxième. La nouvelle entité sera détenue à parité par les deux groupes. Le français versera à son partenaire 250 millions de dollars pour équilibrer les valeurs d'entreprise (estimées à 8 milliards pour Merial et à 8,5 milliards pour Intervet/Schering-Plough). Enfin, selon l'accord passé il y a sept mois, Sanofi s'engage à payer un montant additionnel de 750 millions de dollars à Merck. Délaissée il y a quelques années par les grands groupes pharmaceutiques, la santé animale suscite de nouveau l'appétit des laboratoires de santé humaine. « Ce marché a relativement bien résisté à la crise. En Amérique du Nord, l'activité a été difficile pendant un semestre avant de se reprendre. En Europe, la bonne résistance des ventes liées aux animaux de compagnie a compensé en partie le recul de l'activité des animaux d'élevage, explique Nicolas Montel, analyste chez Gilbert Dupont. La fixation plus libre des prix et la faible agressivité des fabricants de génériques expliquent également l'intérêt actuel pour ce secteur. » Les niveaux de marge opérationnelle (jusqu'à 30 % pour les grands acteurs) représentent enfin un atout non négligeable pour des laboratoires à la rentabilité mise à mal par la chute des brevets de leurs principaux produits. En 2008, le marché de la santé animale a été estimé à 19,2 milliards de dollars, et il devrait croître de 5 % par an jusqu'en 2014.
NOTRE CONSEILAchat sous 54 euros en visant 62 euros (code : SAN, Comp. A, SRD). Les nouvelles activités compenseront les pertes liées à la fin des brevets.
OLIVIA DERREUMAUX