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En discussion avancée depuis quelques mois, PSA Peugeot Citröen et Mitsubishi ont finalement abandonné l'idée d'une alliance capitalistique. Pour rappel, PSA était susceptible de prendre entre 30 et 50 % du capital du japonais. Tombée en marge du Salon automobile de Genève, la nouvelle n'aura pas surpris les marchés financiers tant ces derniers y étaient préparés par les déclarations des protagonistes de l'affaire. Le 10 février, lors de la publication des comptes 2009, Philippe Varin, président du directoire de PSA, n'avait eu de cesse de répéter qu'une alliance capitalistique n'aurait de sens que si elle créait de la valeur pour les actionnaires. Déjà à l'époque, les conditions financières n'étaient pas réunies. Et, à en juger par le rebond de 12 % de l'action Peugeot sur les derniers jours, les investisseurs sont soulagés par l'issue de ce dossier. En effet, les écarts de valorisation - le japonais affiche une capitalisation boursière de 5,7 milliards d'euros (pour 12 milliards de chiffre d'affaires) supérieure à celle de PSA : 4,7 milliards (pour 48,4 milliards de chiffre d'affaires) - n'autorisaient pas une alliance. La famille Peugeot, actionnaire à hauteur de 40 % de PSA, a fait preuve de sagesse en refusant de surpayer une participation dans un constructeur trois fois plus petit et dans une situation financière bien plus difficile. En effet, l'endettement du japonais est très élevé et il a accusé une perte nette de 19,8 milliards de yens (159 millions d'euros) sur les neuf premiers mois (d'avril à décembre) de l'exercice 2009/2010. Pas d'alliance capitalistique, donc, mais les deux constructeurs vont poursuivre l'approfondissement de leur coopération industrielle. Ensemble, ils fabriquent des 4X4, ont un projet d'usine commune en Russie et sont partenaires dans le domaine de la voiture électrique. De nouvelles pistes stratégiques sont à l'étude, comme le lancement d'un véhicule low cost pour concurrencer les Logan et Sandero de Renault, ou encore l'implantation d'un site de production en Inde.
NOTRE CONSEILAchat spéculatif avec un objectif inchangé à 35 euros (code : UG, Comp. A, SRD). Aujourd'hui, l'échec d'une alliance capitalis-tique avec Mitsubishi est une bonne nouvelle. Cela montre que Peugeot pense d'abord aux actionnaires et a une gestion exemplaire de son cash. Pour autant, le constructeur français ne pourra pas continuer longtemps à faire cavalier seul alors que la plupart des concurrents sont en train de nouer des alliances.