GDF Suez revoit à la baisse ses ambitieux objectifs mais confirme la solidité de son modèle

Suez Convention-NY -
Je tiens tout d'abord à vous remercier pour le vif intérêt que vous portez à notre groupe. Il y a maintenant bientôt deux ans que GDF Suez est né, et son développement industriel est plus que jamais en marche. Vous vous interrogez sur la performance boursière de notre groupe.
Certes, l'année 2009 aura été difficile sur le plan économique, et la crise globale n'a pas épargné le secteur de l'énergie. Vous l'aviez vous-même expliqué dans vos colonnes, GDF Suez était la meilleure performance boursière du CAC 40 en 2008. Vous aurez également remarqué que les titres gagnants en 2008 se sont retrouvés en queue de peloton en 2009. Nous avons donc été soumis à cette loi de « rotation sectorielle ».
Nos métiers sont fondamentalement des activités de long terme. Quand nous investissons et construisons une centrale nucléaire ou un grand barrage, nous sommes responsables de leur exploitation pendant plusieurs décennies, voire un siècle. De même, les futures réglementations sur la maîtrise du CO2 ou les prochaines ruptures technologiques sont autant d'appels à une offre industrielle anticipatrice, toujours plus complète et diversifiée.
La croissance des résultats de GDF Suez en 2009 démontre la pertinence du groupe et de la stratégie que nous mettons en oeuvre. Une stratégie fondée sur des principes d'équilibre, d'ambition et de dynamisme. En 2009, le groupe a renforcé ses positions industrielles dans toutes ses activités et dans toutes ses zones géographiques. C'est le gage de la pérennité de notre croissance future.
A vos trois incertitudes je vous répondrai par trois convictions.
Première conviction, l'avenir d'un groupe se joue avec l'ensemble de ses acteurs : nos collaborateurs, nos clients et, bien sûr, nos actionnaires. Notre politique en matière de dividende a toujours été fondée sur le respect de nos engagements. Le dividende en 2009 est en croissance de 5 %, à 1,47 euro par action. Il est conforme à notre engagement de + 10 % en moyenne sur trois ans. C'est le gage de la confiance que nous portons dans le modèle industriel du groupe et dans son avenir.
Deuxième conviction, le marché mondial du gaz a souffert de la baisse de la demande liée à la crise économique globale. Or la demande de gaz va mécaniquement reprendre et nous devons dès aujourd'hui préparer la reprise du marché. Les marchés du gaz ont besoin d'un groupe comme le nôtre, qui est à même de prévoir les investissements nécessaires à la sécurisation de la fourniture de nos millions de clients.
Troisième conviction, notre politique d'investissement ambitieuse est au service de notre vision stratégique. En maintenant aujourd'hui et demain un haut niveau d'investissement, l'un des plus élevés du secteur, nous préparons la croissance rentable du groupe de demain, tout en préservant une des meilleures structures financières du secteur. L'entrée en exploitation progressive des 20 milliards d'euros d'investissements réalisés au cours des deux dernières années contribuera à environ 1,8 milliard d'euros sur notre Ebitda à horizon 2011. Ainsi, la mise en production du champ de gaz de Gjoa, en Norvège, contribuera à hauteur de 300 millions d'euros en 2010. Le barrage de Jirau, au Brésil, dont nous détenons 50 %, dégagera un demi-milliard de dollars d'Ebitda en année pleine à partir de 2013. Je vous annonce également la poursuite de notre programme d'investissements de 10 milliards d'euros par an en moyenne pour les deux prochaines années. En cinq ans, de 2007 à 2012, le groupe aura donc investi 50 milliards d'euros.
Comme vous le voyez, nos perspectives de long terme sont bonnes et nous poursuivons la mise en oeuvre de notre programme industriel. Il permettra au groupe d'assurer une croissance durable et rentable.
En espérant que ces quelques éléments auront permis de répondre à vos interrogations, et comptant sur votre confiance renouvelée en GDF Suez, je vous prie de croire, Monsieur Valance, en l'expression de mes salutations distinguées.
