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Les résultats Il n'y a pas eu de mauvaise surprise pour la présentation des comptes 2009 du leader mondial des services à l'environnement. En baisse de 3,4 % (sur la base de données retraitées des actifs cédés), le chiffre d'affaires est ressorti à 34,55 milliards d'euros. Le groupe, qui réalise 62 % de son activité à l'international, a été pénalisé par des effets de change de l'ordre de 300 millions d'euros. C'est bien entendu la branche propreté qui a le plus souffert (- 9,2 % à taux de change courant), à cause du repli des volumes traités et de la baisse des prix et des volumes des matières premières recyclées. Les dirigeants ont toutefois noté une stabilité du chiffre d'affaires sur le quatrième trimestre et surtout, grâce aux efforts de réduction de coûts, une forte reprise de la capacité d'autofinancement opérationnelle de cette branche, qui a retrouvé un taux de marge identique à celui d'avant la crise. La division eau a mieux résisté, avec une baisse de 0,2 % des volumes, mais a été légèrement affectée par le ralentissement des travaux. Au final, grâce au plan d'efficacité, dont l'objectif initial de 180 millions a largement été dépassé, les marges de toutes les branches ont progressé, à l'exception de celle des transports, qui est restée stable. Le bénéfice net progresse quant à lui de 44 %, mais après avoir été divisé par 2 en 2008. Enfin, la dette nette, point noir du groupe, a été ramenée de 16,5 à 15,1 milliards d'euros à fin décembre.
Les perspectives La présentation de ces résultats et de la nouvelle stratégie dévoilée par Antoine Frérot n'a pas suscité un grand enthousiasme. L'action affichait un repli de près de 4 % à la mi-séance ce vendredi. Les ambitions de long terme du nouveau patron du groupe sont plutôt séduisantes, mais les objectifs annoncés pour l'exercice en cours devraient avoir un faible impact sur le cours de Bourse.
« La conjoncture est incertaine, nous n'entrevoyons pas de rebond des volumes sur les déchets et, dans ce contexte, la priorité reste la génération de cash », a indiqué Antoine Frérot qui vise un
free cash flow positif après le versement du dividende. L'objectif du plan d'efficacité a été relevé à 250 millions d'euros en 2010. Un niveau d'économies annuelles qui pourrait être récurrent. C'est en 2010 que devrait être finalisé le rapprochement entre Veolia Transport et Transdev, avec une probable mise en Bourse début 2011. S'inscrivant dans la lignée de son prédécesseur, Antoine Frérot a indiqué que le transport de voyageurs, activité en forte croissance dans le monde, devrait beaucoup évoluer dans la prochaine décennie. D'autres projets ont été évoqués durant la réunion : le partenariat industriel avec EDF devrait s'accentuer, sans que bien sûr la perspective d'un rapprochement capitalistique ne soit commentée. Et enfin, parallèlement aux cessions d'actifs (d'un montant de 1 milliard d'euros par an en moyenne), Veolia souhaite se concentrer sur des projets à forte valeur ajoutée et sur certaines zones géographiques.
NOTRE CONSEILRester à l'écart (code : VIE, Comp. A, SRD).