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Les résultats Sperian Protection a publié des résultats meilleurs que prévu en raison d'une nette amélioration de ses performances au cours du second semestre. Sur la base d'une baisse de 12,1 % de son chiffre d'affaires, la marge opérationnelle courante s'est seulement tassée de 13,5 % à 9,7 %. Le fabricant d'équipements de protection individuelle a limité l'impact de la crise par les économies de coûts (33 millions d'euros). Revers de la médaille, les charges de restructuration (11,4 millions d'euros) ont exceptionnellement pesé sur le résultat net. Sans oublier une perte nette comptable non récurrente liée à la cession de l'activité de vêtements d'image de marque réalisée en novembre 2009. A noter que l'endettement a sensiblement diminué. Son niveau par rapport aux fonds propres est revenu à 37 %.
Les perspectives L'environnement économique restera difficile cette année. Les dirigeants visent néanmoins une reprise de la croissance organique du chiffre d'affaires. Au-delà d'un effet de base favorable, le groupe compte sur une reprise progressive des volumes de ventes et sur la reconstitution des stocks chez les distributeurs. Cela étant dit, l'ampleur du redressement des activités est incertaine. Le groupe laisse entendre qu'il n'espère pas retrouver son niveau de chiffre d'affaires d'avant la crise avant au moins l'an prochain. Quel que soit le rythme de redressement de l'activité, Sperian Protection s'attend à une progression de la marge opérationnelle courante, sans pour autant préciser si le niveau de 10 % pourrait être à nouveau dépassé. Le groupe prévoit un mix-produit et géographique plus favorable, avec une poursuite de l'amélioration de l'activité aux Etats-Unis et une reprise de la croissance dans les équipements de protection de la tête, structurellement à plus forte valeur ajoutée. Les retombées des réductions de coûts réalisées l'an passé devraient s'accentuer, pour atteindre 47 millions d'euros. Sperian Protection puisera dans ces nouvelles économies pour poursuivre ses investissements. Parmi ses priorités, une augmentation de ses frais de marketing et un renforcement de sa politique d'innovation. D'ici cinq ans, près de 30 % de son portefeuille produits aura moins de trois ans. Autre objectif, un développement ciblé sur trois marchés à fort potentiel, l'industrie pétrolière, la construction et l'électricité, ainsi que sur deux pays émergents, la Chine et le Brésil, qui représentent d'ores et déjà près de 7 % du chiffre d'affaires global du groupe.
NOTRE CONSEILA la suite du relèvement sensible de nos prévisions pour 2010, nous repassons à l'achat sur le titre sous 52 euros en visant 60 euros (code : SPR, Comp. A, SRD).