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Rélegué au troisième rang européen en nombre de passagers transportés, Bristih Airways espère se relancer grâce à son mariage en cours avec Iberia. Or, après des mois de tractations, le britannique (déjà actionnaire à hauteur de 10 % du capital de l'espagnol) va fusionner avec la compagnie ibérique. L'ensemble ainsi formé prendra le nom de TopCo et vaudrait en Bourse environ 4,6 milliards d'euros, plus qu'Air France-KLM (3,7 milliards) mais moins que Lufthansa (5,5 milliards). Outre les synergies de coûts existantes, car les deux compagnies sont complémentaires, le nouveau groupe sera leader sur les vols entre l'Europe et l'Amérique latine. De quoi consoler le britannique, pénalisé par le recul du trafic transatlantique vers l'Amérique du Nord. Ainsi, les comptes 2009/2010 devraient faire apparaître une perte nette de 556 millions d'euros. British Airways fait partie de ces compagnies qui ont tardé à se restructurer. Sur l'exercice, elle vise une réduction de 250 millions d'euros de sa base de coûts (hors carburant) : un effort insuffisant aux yeux des investisseurs. Et pourtant, l'action a doublé de valeur en l'espace d'un an : la meilleure performance du secteur dans lequel la hausse moyenne sur douze mois a été de l'ordre de 40 %. L'envolée de British Airways doit beaucoup à la spéculation sur une fusion avec Iberia. Sa poursuite dépend maintenant de la réussite de l'intégration de la compagnie espagnole. Ce chantier va prendre du temps. D'ici là, les restructurations vont se poursuivre, et le plan d'investissement établi jusqu'en 2013 a été réduit de 2 milliards d'euros. Seul avantage, la faiblesse de la livre sterling par rapport à l'euro devrait améliorer de 5 à 10 % la compétitivité du britannique.
NOTRE CONSEILRester à l'écart. La fusion avec Iberia a du sens mais n'aura pas d'effet positif sur les résultats avant au moins un an. Pour l'heure, les faiblesses structurelles de Bristish Airways persistent et obligent à de nouvelles restructurations (code : BAY, Londres).