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Trois candidats pour la branche de transmission et distribution d'Areva

14/11/2009 00:00 - JDF

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Nouvelle étape dans le processus de cession de la branche de transmission et distribution d'électricité (T&D) d'Areva. Lundi 9 novembre, les candidats ont déposé leurs offres fermes. Trois prétendants au total : un consortium entre Schneider Electric et Alstom ; Toshiba, allié au fonds japonais à capitaux majoritairement publics INCJ ; et General Electric.
A la demande de l'Etat, son actionnaire à plus de 90 %, Areva a mis en vente cette filiale pour trouver une partie des fonds nécessaires à son développement (plus de 12 milliards d'euros). Cette démarche s'inscrit dans un plan en plusieurs volets.
Qui est le favori ?
L'offre commune d'Alstom et Schneider Electric semblait favorisée par son caractère français. Pourtant, elle a été la plus controversée. Les deux industriels proposent une séparation en deux de la société, une idée toujours rejetée par Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva. Cette proposition a aussi été critiquée par des syndicats et des cadres de la filiale. Ils s'inquiètent également de l'impact d'une telle opération sur les emplois, car Schneider est déjà présent dans la distribution d'électricité. L'industriel s'est engagé à reclasser les employés concernés, mais cela ne suffira peut-être pas.
Toshiba semblait au départ mal parti. Il avait déposé une première offre non engageante très succincte et est resté très discret. Mais il a su se montrer convaincant lors de son passage devant un jury d'honneur présidé par Jean-Cyril Spinetta, président du conseil de surveillance d'Areva, le 2 novembre. Cependant, vendre la filiale au japonais reviendrait à renforcer un concurrent d'Areva dans le domaine des réacteurs nucléaires (avec sa filiale Toshiba-Westinghouse).
Enfin, le conglomérat General Electric (GE), qui essayait de céder sa propre activité de T&D depuis deux ans, a connu quelques déboires. Il avait annoncé une offre commune avec le fonds CVC Capital Partners. Puis il s'est tourné, sans succès, vers Axa Private Equity. L'américain ne désespère pas. « Bien qu'aucun apport en capital ne soit nécessaire pour compléter l'acquisition si GE est retenue, l'entreprise serait ouverte à l'entrée d'investisseurs minoritaires, et notamment des investisseurs français et des fonds souverains issus de zones stratégiques comme le Moyen-Orient et l'Asie », souligne-t-il.
Quel est le montant des offres ?
Les trois propositions se seraient finalement regroupées autour de 4 milliards d'euros. Le géant japonais est le plus généreux. Il proposerait, selon Dow Jones, 4,2 milliards d'euros. Il s'est associé avec INCJ, mais finalement pas avec le groupe d'Abu Dhabi Taqa, avec lequel il serait toujours en discussion. GE aurait opté pour 4 milliards d'euros. Enfin, Alstom et Schneider Electric seraient les moins-disants, avec une offre entre 3,5 et 3,6 milliards.
Toshiba et GE envisagent une mise en Bourse de la société dans quelques années.
Areva doit désormais examiner les candidatures. Le groupe nucléaire s'était réservé le choix de céder ou non l'entreprise en fonction des offres. Mais il sera vraisemblablement contraint de vendre cet actif porteur pour trouver des fonds. L'équipementier veut être attentif « en plus du prix proposé, au projet industriel et social ». L'Etat français, qui est le décisionnaire final, se fixe les mêmes objectifs. Areva pourrait annoncer son choix fin novembre.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart du certificat d'investissement (code : CEI, Comp. B).
FABIENNE BOULOC