Total
La direction du groupe pétrolier hexagonal ne fait pas mystère de ses ambitions en matière de croissance externe, mais elle ne veut pas pour autant sacrifier sa discipline financière. C'est ainsi que, face aux demandes répétées de surenchère des dirigeants et des principaux actionnaires de la société canadienne UTS Energy, elle a préféré, au mois de mai dernier, jeter l'éponge. Cette opération aurait permis à Total de renforcer ses positions dans l'exploitation des sables bitumineux de l'Athabasca, au Canada, l'un de ses axes stratégiques prioritaires, mais son échec ne constitue pas un coup d'arrêt. D'autres opportunités se présenteront. La question qui se pose pour Total est surtout de savoir si le groupe est capable aujourd'hui de jeter son dévolu sur une société concurrente importante, c'est-à-dire de répéter l'audace qui lui avait permis d'acquérir coup sur coup Petrofina et Elf Aquitaine à la fin du siècle dernier.
NOTRE CONSEIL
Achat avec un objectif de cours de 55 euros (code : FP, Comp. A, SRD).
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C.S.
