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Euler Hermes

07/11/2009 00:00 - JDF

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Au premier plan pendant la crise, le secteur financier participe logiquement à la vague de fusions-acquisitions. Les acteurs s'interrogent sur leur modèle et l'ajustent si besoin. Natixis, par exemple, a décidé que son assureur-crédit Coface ne faisait plus partie de ses métiers stratégiques, mais le sort de ce dernier reste à décider.
Dans le même secteur, les spéculations sur une vente d'Euler Hermes, numéro un mondial de l'assurance-crédit, par Allianz, sont récemment réapparues. Pour l'assureur allemand, le fait que les synergies avec l'activité d'assurance-crédit ne sont pas très importantes peut constituer un élément de la réflexion. De plus, les résultats d'Euler Hermes, affectés par la mauvaise conjoncture, ne sont pas brillants ces derniers trimestres, ce qui fait logiquement baisser le prix qu'un acquéreur pourrait proposer. Aucun groupe ne fait figure de candidat : une banque souhaitant se diversifier pourrait être intéressée par Euler Hermes, mais elle devrait être prête à supporter un risque crédit important. Les concurrents du groupe ne semblent pas non plus candidats, car le marché est déjà très concentré : Atradius revendique une part de marché de 31 %, contre 18 % pour la Coface, alors qu'Euler estime en détenir 35 %.
NOTRE CONSEIL
Achat. Les résultats 2009 ne seront pas bons, mais la reprise économique devrait faire sentir ses effets en 2010. Nous visons les 67 euros (code : ELE, Comp. A, SRD).
A.H.