Michelin toujours affecté par la chute du marché des pneumatiques
Le groupe français de pneumatiques Michelin a enregistré un chiffre d’affaires en baisse de 10,9% au troisième trimestre à 3,75 milliards d’euros, liée à la baisse des marchés mondiaux de pneumatiques, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. La baisse du chiffre d’affaires s’établit à 12,5% sur les neuf premiers mois à 10,9 milliards d’euros.
Michelin a confirmé son objectif de dégager un cash flow (flux de trésorerie) libre positif au second semestre. Le groupe indique que sa baisse de chiffre d’affaires est liée à la baisse de ses volumes de ventes, de 14% sur le trimestre écoulé et de 20,1% sur les neuf premiers mois de l’année, «en ligne avec l’évolution des marchés mondiaux de pneumatiques». Cette baisse des volumes a été partiellement compensée dans le chiffre d’affaires par une évolution favorable du «mix prix» (+4% sur le trimestre et +7,6% sur neuf mois). Pour le groupe, ce phénomène reflète une «bonne performance de la marque Michelin» et «la politique de prix» qu’il poursuit.
Le groupe table sur une «amélioration de (sa) rentabilité» au second semestre par rapport au premier, «grâce à un effet favorable des prix des matières premières», qu’il chiffre à 550 millions d’euros à taux de change constants. En juillet dernier, Michelin avait déjà chiffré cet effet positif dans une fourchette entre 500 et 600 millions d’euros. Michelin prévoit aussi au second semestre une «nouvelle baisse des stocks» et confirme le niveau de 750 millions d’euros pour ses investissements annuels. Les stocks avaient diminué de 580 millions d’euros au premier semestre.
Dans les pneus de tourisme et pour camionnettes, les marchés ont enregistré une amélioration au troisième trimestre en «première monte» (pneus pour les véhicules neufs) par rapport à la tendance des trimestres précédents. Michelin note «un effet favorable des programmes de soutien à l’activité automobile». Le marché du remplacement connaît une «reprise technique» en Europe et Amérique du Nord liée à la fin du déstockage chez les distributeurs. Sur le marché des pneus poids lourds, la demande «reste très faible» en première monte, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Les marchés du remplacement pour poids lourds dans les pays matures «ont cessé de se détériorer», note Michelin.
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