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Le marché des financements de projets reste difficile

12/09/2009 00:00 - JDF

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Les conditions d'octroi de crédits après la faillite de Lehman Brothers se sont drastiquement resserrées. Philippe Crouzat, directeur financier d'EDF Energies Nouvelles, explique comment son groupe, qui met en oeuvre des projets d'infra-structures, a vécu la situation. Quel a été l'impact pour EDF EN de la faillite de Lehman Brothers ? Les milliards de dépréciations d'actifs passés dans leurs comptes par les banques après la faillite de Lehman Brothers ont eu pour effet de faire fondre leurs fonds propres, et par voie de conséquence de réduire considérablement leur capacité de prêt. Cette situation a eu en premier lieu un impact sur le secteur des énergies renouvelables dans son ensemble. Elle a mis fin à certains excès, en particulier sur les prix des actifs, la présentation de certains portefeuilles de projets surpassant de loin la réalité. Dans ce contexte, certains crédits allaient au-delà de la durée de vie des fermes éoliennes et significativement au-delà de celle des obligations et contrats d'achat des électriciens, avec des montages financiers complexes. Tous ces éléments ne concernaient pas notre société, qui, depuis sa création, s'est astreinte à une stricte discipline financière. Néanmoins, nous avons constaté une frilosité beaucoup plus grande de la part des banques, qui s'est traduite par la fin pure et simple du marché de la syndication. Il nous faut désormais réunir plusieurs banques pour boucler les financements, le montant unitaire prêté s'étant sensiblement réduit. D'autre part, les marges bancaires ont fortement augmenté, pour atteindre 200 à 300 points de base en moyenne. Mais cette hausse a été en grande partie compensée par le repli des taux d'intérêt. Quelle est la situation aujourd'hui ? Nous observons une légère détente du marché du financement de projets. En revanche, la situation n'a pas évolué en matière de syndication, et les banques se montrent toujours très exigeantes sur les conditions suspensives des contrats avant de libérer les fonds. Plus de souplesse, plus de volonté seraient souhaitables. D'autant que le financement d'un parc éolien ou solaire dans un environnement qui comporte une obligation d'achat présente très peu de risques et que, comme en témoignent nos résultats, la crise n'a pas entamé notre modèle de développement fondé sur une croissance forte et rentable.
NOTRE CONSEILAchat d'EDF EN (code : EEN, Comp. A, SRD), et de Vinci (DG). Rester à l'écart d'Eiffage (FGR).
C.S.