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Préférez les pièces d'or aux lingots, moins facilement négociables

12/09/2009 00:00 - JDF

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L'heure semble venue de remplir à nouveau son bas de laine de napoléons. Depuis un an, les épargnants ont redécouvert les vertus des pièces et lingots d'or, cette relique barbare devenue un véritable refuge pour leurs économies. Le mouvement a été impulsé courant octobre 2008, au plus fort de la crise financière, et connaît aujourd'hui une nouvelle vigueur après quelques mois de relative accalmie. Il s'échange désormais plusieurs milliers de pièces par jour, contre à peine quelques centaines il y a dix-huit mois. Et, même si le lingot retrouve ses plus hauts, à 22.000 euros, l'intérêt pour le napoléon ne se dément pas. Les pièces sont en effet accessibles à des montants bien inférieurs, ce qui permet de les revendre par la suite au fil de l'eau, alors que le lingot n'est pas fractionnable.
Les pièces disposent également d'un atout de taille : la prime. Le prix des pièces est théoriquement fonction de leur poids d'or. Mais il peut diverger de cette référence en fonction de la demande. Et, depuis plus d'un an, celle-ci est redevenue positive (voir graphique ci-dessus). « Préférez l'union latine au napoléon, car, pour le même poids d'or, celle-ci reste meilleur marché », conseille même Jean-Pierre Djian, directeur général de CP OrDevises. Pour acheter vos pièces, vous pouvez vous adresser à votre banquier. Il vous en coûtera une commission comprise entre 1,5 et 2,5 %. A noter que, depuis cet été, Cortal Consors propose aux épargnants de négocier des lingots ou des napoléons par Internet et de les conserver pour leur compte.
FRÉDÉRIC DURAND-BAZIN