Le CAC 40 peut emprunter plusieurs chemins pour rejoindre les 4.000 points
La rentrée des classes est un moment clé de chaque année boursière. Le mois de septembre est souvent décisif. Aux Etats-Unis comme en France.
L'hypothèse d'un CAC 40 à 4.000 points à fin septembre est de loin la plus optimiste. Elle repose en priorité sur une remontée rapide des défensives. Il n'a échappé à personne que ces valeurs, comme France Télécom ou GDF Suez, affichent des performances décevantes.
Elles vont forcément se redresser à un moment ou un autre. D'autant qu'elles offrent un rendement souvent confortable. D'après nos calculs, sur France Télécom, le rendement est supérieur à 7 %.
Ce scénario des 4.000 points atteints très rapidement repose aussi sur un raisonnement circulaire. En effet, plus les marchés remontent, moins les banques et les compagnies d'assurances doivent déprécier actifs et participations dans leurs comptes. Dans ces conditions, leurs résultats et leur bilan redeviennent flatteurs.
Coup de pouce macroéconomique
Sur le plan macroéconomique, les pays émergents continuent à bien se comporter. La Chine et l'Inde restent sur des rythmes de croissance élevés. Signe d'une santé retrouvée, les places boursières des deux pays ont enregistré des performances remarquables. Depuis le début de l'année, l'indice de Shenzhen a gagné plus de 83 %. L'indice de la Bourse de Mumbai a bondi de plus de 60 %.
Loin de ces marchés toujours qualifiés d'émergents, la reprise pourrait s'accélérer aux Etats-Unis. En effet, le PIB pourrait rebondir outre-Atlantique après un creux. D'après le consensus des économistes, le taux de croissance devrait ressortir à 2,2 % au troisième trimestre. De son côté, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, a souligné que l'activité économique se stabilisait aux Etats-Unis comme à l'étranger.
Un petit calcul avec le S&P 500
Ne nous y trompons pas, l'évolution de la Bourse française reste intimement liée à celle du Standard & Poor's 500 (S&P 500). Dans une étude récente, David Karsboel, économiste chez Saxo Bank, estimait que le S&P 500 pourrait monter jusqu'à 1.121 points. Ce niveau correspondrait à une hausse de 9 % et à un retracement à 50 % de la baisse entamée depuis le plus haut d'octobre 2007.
Pour le moment, le S&P 500 tourne autour de 1.014 points, un niveau qui correspond au retracement à 38 % de la chute démarrée à l'automne 2007. Un net dépassement de ce seuil pourrait déclencher une série d'achats automatiques car les sytèmes de trading utilisent souvent les retracements de Fibonacci pour les interventions sur le marché.
En appliquant le gain de 9 % sur le CAC 40, l'indice vaudrait directement 4.000 points.
Plus que jamais, le S&P 500 sera à surveiller de près en septembre.
L'hypothèse d'un CAC 40 à 4.000 points à fin septembre est de loin la plus optimiste. Elle repose en priorité sur une remontée rapide des défensives. Il n'a échappé à personne que ces valeurs, comme France Télécom ou GDF Suez, affichent des performances décevantes.
Elles vont forcément se redresser à un moment ou un autre. D'autant qu'elles offrent un rendement souvent confortable. D'après nos calculs, sur France Télécom, le rendement est supérieur à 7 %.
Ce scénario des 4.000 points atteints très rapidement repose aussi sur un raisonnement circulaire. En effet, plus les marchés remontent, moins les banques et les compagnies d'assurances doivent déprécier actifs et participations dans leurs comptes. Dans ces conditions, leurs résultats et leur bilan redeviennent flatteurs.
Coup de pouce macroéconomique
Sur le plan macroéconomique, les pays émergents continuent à bien se comporter. La Chine et l'Inde restent sur des rythmes de croissance élevés. Signe d'une santé retrouvée, les places boursières des deux pays ont enregistré des performances remarquables. Depuis le début de l'année, l'indice de Shenzhen a gagné plus de 83 %. L'indice de la Bourse de Mumbai a bondi de plus de 60 %.
Loin de ces marchés toujours qualifiés d'émergents, la reprise pourrait s'accélérer aux Etats-Unis. En effet, le PIB pourrait rebondir outre-Atlantique après un creux. D'après le consensus des économistes, le taux de croissance devrait ressortir à 2,2 % au troisième trimestre. De son côté, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, a souligné que l'activité économique se stabilisait aux Etats-Unis comme à l'étranger.
Un petit calcul avec le S&P 500
Ne nous y trompons pas, l'évolution de la Bourse française reste intimement liée à celle du Standard & Poor's 500 (S&P 500). Dans une étude récente, David Karsboel, économiste chez Saxo Bank, estimait que le S&P 500 pourrait monter jusqu'à 1.121 points. Ce niveau correspondrait à une hausse de 9 % et à un retracement à 50 % de la baisse entamée depuis le plus haut d'octobre 2007.
Pour le moment, le S&P 500 tourne autour de 1.014 points, un niveau qui correspond au retracement à 38 % de la chute démarrée à l'automne 2007. Un net dépassement de ce seuil pourrait déclencher une série d'achats automatiques car les sytèmes de trading utilisent souvent les retracements de Fibonacci pour les interventions sur le marché.
En appliquant le gain de 9 % sur le CAC 40, l'indice vaudrait directement 4.000 points.
Plus que jamais, le S&P 500 sera à surveiller de près en septembre.
OLIVIER AUBERGER
