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Embellie dans l'immobilier américain

29/08/2009 00:00 - JDF

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Le secteur de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis connaît enfin l'embellie. Alors que ce marché n'avait cessé de chuter depuis trois ans, plusieurs indicateurs laissent croire à son redémarrage. Les ventes de logements neufs ont bondi de 9,6 % entre les mois de juin et de juillet, selon les chiffres du département du Commerce américain publiés cette semaine. C'est la plus forte hausse enregistrée depuis le début de 2005. Il faut dire que jamais les maisons et les appartements n'ont été aussi abordables. Les banques rechignent certes à accorder des crédits. Mais les logements saisis après le défaut de paiement de leurs propriétaires sont liquidés, les taux d'intérêt sont très bas et l'Etat américain facilite les achats. Sous certaines conditions, les primo-accédants peuvent ainsi bénéficier d'un crédit d'impôt de 8.000 dollars. Autre frémissement positif : la baisse des prix des logements commence à ralentir. Le coût des maisons a augmenté de 1,4 % entre juin et mai, selon l'indice S&P/Case-Shiller, qui mesure le niveau des prix dans 20 villes américaines. Cette amélioration ne doit pas faire oublier l'ampleur de la crise : par rapport à l'année dernière, les prix ont chuté de 15,4 % en juin. « Ne nous étonnons pas si les prix font du yo-yo dans les mois à venir », prévient Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities. Et d'expliquer que le niveau des stocks reste très important, ce qui freine le redémarrage des mises en chantier. Les foyers américains sont de plus en plus réticents à emprunter. Si bien que « le désendettement structurel des ménages constitue probablement le principal facteur de frein à une reprise de l'activité immobilière »,soulignent dans une note Elsa Dargent et Marie-Pierre Ripert, économistes chez Natixis. Et les prix de l'immobilier ont tellement baissé que les propriétaires endettés préfèrent mettre la clé sous la porte. A quoi bon payer des intérêts si leur prêt est plus coûteux que la valeur de leur maison ? Le redémarrage de l'immobilier résidentiel s'annonce donc lent. Dans le même temps, l'immobilier commercial commence à s'enfoncer dans la crise, « les conditions sont en place pour une chute assez marquée »,explique Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole. Encore un facteur qui pourrait peser sur les prémices d'une reprise aux Etats-Unis.
S.P.