Dollar, pétrole, grippe A, taux : les quatre grands dangers de l'été
Crise économique, événements géopolitiques, catastrophes naturelles en tout genre : à en observer la chronologie, il semblerait qu'aucune période estivale de ces dix dernières années n'ait été épargnée par au moins l'un de ces fléaux.
Mis à part l'éclatement de la bulle Internet au printemps 2000, toutes les crises économiques de ces dernières années ont débuté en plein coeur de l'été : crise asiatique, crise financière russe, scandales comptables et, bien entendu, crise des subprimes. Même les crises géopolitiques et les catastrophes naturelles ont une fâcheuse tendance à se déclarer aux beaux jours. Les ouragans en fin d'été, bien sûr, mais aussi les crises sanitaires, les attentats et les guerres ont rythmé, avec les crises économiques, plus de la moitié des saisons sèches de la dernière décennie. Certes, quelques indices ont pu alerter certains observateurs : ainsi, pour la crise des subprimes, cela faisait de longs mois déjà que l'immobilier américain vacillait. Mais c'est bien au moment de l'insouciance estivale que la situation a dégénéré. Pas question donc de se laisser engourdir par la chaleur : l'expérience montre que la vigilance doit être plus vive que jamais en cette saison.
Aujourd'hui, quatre risques majeurs doivent être surveillés avec la plus grande prudence. Du côté des menaces économiques, deux phénomènes sont à scruter : la hausse de l'euro, qui depuis mars dernier affecte la compétitivité des exportateurs européens, et les taux d'intérêt des emprunts d'Etat, compte tenu des besoins colossaux de relance des gouvernements. Les risques de nature géopolitique et sanitaire ne sont pas non plus inexistants, avec la situation en Iran, son impact éventuel sur le pétrole et le développement de la grippe A. Juilletistes, aoûtiens, vigilance et circonspection sont au programme de votre été.
Mis à part l'éclatement de la bulle Internet au printemps 2000, toutes les crises économiques de ces dernières années ont débuté en plein coeur de l'été : crise asiatique, crise financière russe, scandales comptables et, bien entendu, crise des subprimes. Même les crises géopolitiques et les catastrophes naturelles ont une fâcheuse tendance à se déclarer aux beaux jours. Les ouragans en fin d'été, bien sûr, mais aussi les crises sanitaires, les attentats et les guerres ont rythmé, avec les crises économiques, plus de la moitié des saisons sèches de la dernière décennie. Certes, quelques indices ont pu alerter certains observateurs : ainsi, pour la crise des subprimes, cela faisait de longs mois déjà que l'immobilier américain vacillait. Mais c'est bien au moment de l'insouciance estivale que la situation a dégénéré. Pas question donc de se laisser engourdir par la chaleur : l'expérience montre que la vigilance doit être plus vive que jamais en cette saison.
Aujourd'hui, quatre risques majeurs doivent être surveillés avec la plus grande prudence. Du côté des menaces économiques, deux phénomènes sont à scruter : la hausse de l'euro, qui depuis mars dernier affecte la compétitivité des exportateurs européens, et les taux d'intérêt des emprunts d'Etat, compte tenu des besoins colossaux de relance des gouvernements. Les risques de nature géopolitique et sanitaire ne sont pas non plus inexistants, avec la situation en Iran, son impact éventuel sur le pétrole et le développement de la grippe A. Juilletistes, aoûtiens, vigilance et circonspection sont au programme de votre été.
PAR CAROLINE MIGNON ET SOLENN POULLENEC
