Dow Jones : les technologiques grandes gagnantes du premier semestre
Au cours de ce dernier semestre, de nombreuses valeurs de Wall Street ont été bousculées par la crise financière, en particulier les valeurs automobiles et financières, comme General Motors, Citigroup, ou encore AIG. Certaines ont perdu plus du quart de leur valeur en bourse. Mais d'autres ont su tirer leur épingle du jeu. C'est le cas d'une bonne majorité de valeurs technologiques, comme IBM, Microsoft, Intel ou encore Hewlett Packard. tandis que d'autres tirent leur épingle du jeu.
Si la crise financière a eu de graves conséquence sur l'économie mondiale, à la bourse de New York en revanche elle n'a pas fait que des perdants. En faisant un bilan de l'évolution boursière des principales valeurs, on constate qu'American Express caracole en tête du classement des entreprises ayant vu leur cours de bourse augmenter. Le titre du groupe a pris 25% entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2009.
Cette année American Express a, comme beaucoup de financières, perçu une aide de l'Etat afin de faire face à la crise. Les investisseurs lui ont cependant redonné leurs confiance peu de temps après, en constatant qu'elle faisait partie des premières banques à être autorisées par l'Etat américain à rembourser une partie de sa dette. Un témoignage de bonne santé qui a plu au marché.
Microsoft a également su tirer profit de la crise financière. La sortie de son nouveau logiciel d'exploitation, Windows 7, a été appréciée par les investisseurs. Sur les six premiers mois de l'année, l'action du groupe a pris 22%. Autre entreprise ayant prouvé sa résistance, Intel, dont le titre a pris 13% depuis le début de l'année, principalement grâce à l'optimisme affiché de son PDG, Paul Otellini. Ce dernier a en effet déclaré a plusieurs reprises que la reprise du marché de l'informatique devrait bientôt intervenir. Au terme du premier trimestre il avait également annoncé des ventes conformes à ses attentes.
Pour ce qui est des valeurs à la baisse, on retrouve sans surprise AIG. Le groupe d'assurance a bénéficié depuis la crise financière de 170 milliards de dollars d'aide de la part de l'Etat américain, afin de lui éviter une faillite, et a fait état de 99,3 milliards de dollars de pertes l'an dernier. L'action du groupe a chutée de 26% depuis le 1er janvier.
Pour ce qui est de Citigroup, l'histoire n'est pas sans similitudes. Pour l'exercice 2008, la financière a perdu 18,72 milliards et a été retirée du Dow Jones le mois dernier. Son action a perdu 56% en six mois. Et enfin, le dernier, mais non des moindres, est le géant de Détroit Général Motors, qui, avec une dette de 172,81 milliards de dollars a été placé sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites américaine. Maintenu artificiellement à flot grâce à près de 20 milliards de dollars de prêts publics, il a également été retiré du Dow Jones. Entre le 1er décembre et le 30 juin, son action a chuté de 66%.
