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Obama : une réforme de la finance limitée

17/06/2009 21:19 - JDF

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Réforme oui, révolution non. Barack Obama présentait ce mercredi son projet de réforme de la régulation financière, le plus vaste depuis la Grande dépression des années 30 d’après la Maison-Blanche. Le président américain n’avait pas l’ambition de proposer une alternative au capitalisme ni de le réinventer mais «de mettre en place des règles qui permettront à nos marchés de promouvoir l’innovation tout en décourageant les abus». Les mesures présentées sont le résultat de la recherche, selon le président, «d’un équilibre prudent». Il faut dire que les démocrates majoritaires au Congrès ne tombent pas tous d’accord sur la manière de repenser le contrôle des risques financiers.

Bien qu’il ait qualifié le projet de «transformation d’une ampleur inédite», Barack Obama a semble-t-il renoncé à une partie de ses ambitions initiales, dont la création d’un régulateur bancaire unique ou la réglementation des fonds spéculatifs.

La Fed se renforce

La banque centrale américaine renforce son autorité en matière de régulation sur les institutions financières. Les fameux «too big to fail», ces sociétés fragiles dont la faillite serait préjudiciable seront sous la tutelle de la Fed. D’ici au 31 décembre, un comité présidé par le Trésor leur imposera une exigence de capital additionnelle par rapport aux banques. Le Trésor et la Fed formeront également un Conseil de surveillance des services financiers, présidé par le premier. Cet organisme aura la lourde charge de tenter de prévenir les risques systémiques.

Une nouvelle agence

Le Président américain a souhaité la création prochaine d’une autorité dédiée à la protection des consommateurs et des investisseurs : la Consumer Financial Protection Agency. Elle sera chargée de surveiller de près les pratiques des courtiers en crédits hypothécaires. Dans le même temps, une institution de régulation s’en va. Il s’agit de l’OFT, l’Office of Thrift Supervision. Elle n’a pas été en mesure d’anticiper la crise des subprimes.

La titrisation assainie

Envisagée lors du G20, la réforme de la titrisation est en marche aux États-Unis. Barack Obama veut obliger les banques à conserver dans leur bilan 5 % des crédits qu’elles revendent à d’autres investisseurs. Cette mesure vise à éviter que les banques ne soient plus liées par le risque créé lors de l’octroi du crédit.