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Les valorisations du SRD se resserrent

06/06/2009 00:00 - JDF

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La crise économique est bien là. La nouvelle édition de notre planisphère montre son impact sur les perspectives d'évolution des bénéfices des sociétés éligibles au SRD, et sur leur valorisation.
Il s'agit de la première édition de ce planisphère pour l'année 2009 (Voir le planisphère). La précédente date, en effet, de décembre 2008. Nous avons préféré attendre la publication de l'ensemble des résultats annuels et la communication des sociétés quant à leurs perspectives 2009 - pour celles qui s'y sont risquées -, avant de réaliser cette nouvelle version. Nous avions en effet besoin de ces informations pour établir des prévisions de résultats raisonnables.
La méthode utilisée pour la réalisation de ce planisphère n'a guère varié par rapport à nos précédentes éditions. Notre univers d'investissement porte sur les valeurs éligibles au SRD. Nous avons cependant exclu les société publiant leurs comptes en devises étrangères, pour lesquelles la valorisation comme les perspectives de résultats dépendent d'une variable exogène, à savoir l'évolution de la parité entre l'euro et la devise nationale.
Sont exclues également les holdings, qui présentent une incertitude extrême quant à leurs résultats futurs puisqu'ils dépendent de l'évolution de la valeur de leur participation et/ou des plus-values réalisées sur l'exercice.
Le graphique reprend les mêmes données que précédemment. En abscisses, nous avons placé la croissance annuelle moyenne du bénéfice net par action sur les exercices 2009 et 2010. En ordonnées, nous indiquons la moyenne du price earning ratio (PER), c'est-à-dire le rapport entre le cours et le résultat net, attendu sur les exercices 2009 et 2010.
Une valorisation qui n'est plus autant bon marché
Quels enseignements tirer de cette nouvelle mouture ?
D'abord, la valorisation de la plupart des sociétés a sensiblement remonté par rapport à nos précédentes éditions. Nous avons aujourd'hui très peu de sociétés dont le PER moyen sur les deux prochaines années approche 5 fois. Et seules une vingtaine d'entre elles affichent un PER inférieur à 10, contre une quarantaine l'an dernier. Il existe deux explications à ce mouvement.
D'abord, les révisions drastiques des bénéfices réalisées par la rédaction du Journal des Finances ces derniers mois. Cela montre bien l'impact de la crise économique que nous vivons aujourd'hui. Ensuite, la remontée des indices boursiers depuis le début de l'année et, surtout, depuis le plus bas du début du mois de mars. Ainsi, le CAC 40 reprend 4 % depuis le 31 décembre 2008, alors que le Mid & Small 190 - auquel appartiennent nombre des sociétés éligibles au SRD - affiche un gain de 14 %.
Les perspectives ont été révisées en baisse
En 2008, il était possible de trouver plus d'une vingtaine de sociétés affichant plus de 20 % de croissance annuelle moyenne des bénéfices sur les prochains exercices, et une quarantaine se trouvant dans une fourchette de progression annuelle de 10 à 20 %. Aujourd'hui, il y a moins de 20 sociétés pour lesquelles nous anticipons une progression annuelle des bénéfices de 10 % ou plus sur les deux prochains exercices. Nous avons d'ailleurs réalisé une sélection de nos six valeurs préférées dans cette catégorie. Nous vous la présentons en page suivante.
Les valeurs « défensives » existent toujours. Elles sont une quarantaine, affichent une valorisation comprise entre 10 et 17 fois, généralement, et, surtout, devraient parvenir à faire croître légèrement leurs bénéfices lors des deux prochaines années. Pour y parvenir, il est toutefois vrai qu'un certain nombre d'entre elles ont passé les comptes de l'exercice 2008 à la paille de fer.
Le gros des effectifs de ce planisphère - une cinquantaine de sociétés - va cependant voir décroître ses bénéfices sur les prochaines années. Cela ne signifie toutefois pas que ces sociétés sont forcément de mauvais élèves. Seulement qu'elles sont fortement affectées par la crise économique. Il est possible de trouver des idées d'investissement parmi elles.
Ce qui est beaucoup moins vrai pour les vingt dernières sociétés de notre échantillon. Il s'agit des sociétés qui affichent, ou afficheront, des pertes au cours des deux prochains exercices.
EMMANUEL EGLOFF