Archives Journal des Finances

Air France-KLM essuie une lourde perte

20/05/2009 12:30 - JDF

  Texte plus grand Texte plus petit Séparateur

-

 

La Bourse applaudit les résultats d’Air France-KLM. Une situation qui pourrait sembler paradoxale étant donné que le groupe présentait hier sa première perte depuis sa création en 2004. Cependant, si les 129 millions d’euros de perte opérationnelle courante ne constituent pas une somme négligeable, ils sont nettement en dessous des 209 millions anticipés par les analystes. En conséquence CM-CIC Securities confirme sa recommandation à « achat » sur le titre et révise à la hausse son objectif de cours à 12,5 euros contre 11 euros précédemment.

Oddo Securities a pour sa part changé sa recommandation de « alléger » à « accumuler » et a relevé son objectif de cours de 6,5 à 12 euros. Des conseils apparemment suivis puisqu’à la mi-séance le titre signait la plus forte hausse du CAC 40. L’action prenait 9,57% à 11,11 euros à la mi-séance, après avoir fait un bond de plus de 18% dans les premiers échanges.

Une perte nette de 814 millions d’euros

Le groupe franco-néerlandais affiche une perte annuelle nette part du groupe de 814 millions d’euros pour l’exercice 2008/2009, contre un gain de 759 millions un an plus tôt. Il s’agit de sa première perte depuis sa création en 2004. Malgré la baisse du trafic, la compagnie aérienne a su maintenir son chiffre d’affaires, à 23,9 milliards d’euros contre 24,1 milliards l’année précédente. De plus, la perte opérationnelle du groupe nettement inférieure aux attentes des analystes et l’annonce qu’Air France-KLM et Delta Air Lines allaient signer un accord de joint venture ont permis au titre de monter en Bourse.

Le transporteur, qui emploie 107 000 personnes dans le monde, a supprimé 2700 postes durant l’année écoulée, et prévoit de réduire ses effectifs d’autant en 2009/2010, «sans licenciement sec». Le groupe «continue de diminuer ses effectifs de manière progressive, en gelant les embauches, en utilisant la mobilité professionnelle interne, en demandant au personnel de prendre des congés et en développant le temps partiel», a indiqué le directeur général du groupe, Pierre-Henri Gourgeon. Pour faire face à la crise, et au recul du trafic aérien, le groupe réduira encore ses capacités. Il desservira ainsi moins certaines destinations ou utilisera des avions plus petits sur certaines lignes.