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Le premier conseil de surveillance présidé par Jean-Cyril Spinetta n'a pas été de tout repos chez Areva. Selon
Les Echos, l'Etat, qui détient plus de 90 % du capital, a demandé au groupe nucléaire d'étudier la cession de sa branche transmission et distribution d'électricité (T&D). Ce scénario a toujours été formellement rejeté par Anne Lauvergeon. La présidente du directoire perdrait en effet une filiale qui a généré en 2008 plus de 40 % du résultat opérationnel et évolue sur des cycles plus courts que les activités nucléaires traditionnelles. De plus, une telle opération ne résoudrait pas totalement les problèmes de financement d'Areva. Le groupe industriel souhaite investir 2,7 milliards d'euros en 2009. Au total, d'ici à 2012, près de 10 milliards d'investissements sont prévus pour le développement d'Areva. Le géant du nucléaire doit aussi racheter la participation de Siemens dans Areva NP (filiale de construction de réacteurs) avant le 30 janvier 2012. Elle était enregistrée dans les comptes 2007 pour 2 milliards. Or la branche T&D est évaluée par les analystes entre 3 et 5 milliards d'euros. La cession d'actifs non stratégiques d'Areva est aussi envisagée. Le groupe nucléaire possède, entre autres, 8 % de Safran et 26 % d'Eramet. La décision concernant T&D pourrait intervenir d'ici trois semaines. Mais l'entreprise suscite déjà des convoitises. Alstom souhaiterait récupérer son ancienne filiale, cédée à Areva en 2004 pour 930 millions d'euros.
« Si T&D est à vendre, nous serons intéressés, a confirmé Patrick Kron, P-DG d'Alstom.
Ce ne serait pas une diversification ébouriffante pour nous, car nous étions dans ce métier il y a cinq ans. » Le dossier pourrait éventuellement intéresser d'autres acteurs, par exemple ABB, General Electric ou Schneider Electric. De son côté, Areva préférerait une augmentation de capital, pour éviter de se séparer de T&D. L'hypothèse d'une ouverture du tour de table à des fonds souverains moyen-orientaux a souvent été entendue ces derniers temps. Le Qatar est notamment intéressé.
NOTRE CONSEILRester à l'écart du certificat d'inves- tissement (code : CEI, Comp. B).