Energie, pharmacie, banques et biens de consommation en première ligne

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Dans la pharmacie et les biotechnologies, cinq transactions ont déjà été bouclées depuis le 1er janvier, dont deux majeures : le rachat de l'américain Wyeth par le numéro un mondial Pfizer pour 64,5 milliards de dollars, et la reprise de Schering Plough par Merck pour 45,9 milliards de dollars. Parce qu'il en coûte environ 2 milliards de dollars pour fabriquer et commercialiser une nouvelle molécule, les grands laboratoires se livrent à une course à la taille. La concentration est loin d'être achevée et les cibles les plus recherchées sont les génériqueurs, les spécialistes de vaccins et surtout les sociétés de biotechnologies. Des sociétés comme Amgen, Biogen ou Nicox peuvent intéresser de grands laboratoires comme Sanofi-Aventis.
Avec la chute des marchés, la consolidation dans l'énergie a repris, en particulier dans l'industrie pétrolière. Il est, en revanche, peu probable que l'on assiste aux mégafusions qui avaient marqué la fin de la décennie. La dernière grosse opération est le rapprochement entre Suez et GDF pour 62,4 milliards d'euros.
Dans la finance, c'est le sauvetage des banques et les restructurations qui créent les opportunités. L'OPA de BNP Paribas sur Fortis en est la parfaite illustration. On recence aussi des opérations qui permettent à certains établissement d'accroître leur réseau et de gagner des parts de marché, à l'image du rachat de Rosbank par Société Générale, que d'aucun considère comme une belle cible.
L'univers des biens de consommation a toujours été propice aux rachats de marques. Après le rachat du suédois Vin & Spirit par Pernod Ricard en 2008, d'autres opérations sont à prévoir. Des groupes comme Unilever ou Nestlé - qui rêve de mettre la main sur L'Oréal - sont considérés commedes prédateurs.
Enfin, d'autres secteurs peuvent donner lieu à des mouvements d'entreprises comme les télécoms, les médias ou l'automobile.
Jérôme Marmet
