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Le palmarès des fonds

02/05/2009 00:00 - JDF

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« Nous avons réduit la proportion des secteurs défensifs au profit des cycliques »Sur quelles bases faites-vous évoluer l'allocation d'actifs ? L'allocation d'actifs de notre fonds évolue en fonction de trois séries de critères. Tout d'abord, nous nous appuyons sur les résultats des analyses fondamentales faites par nos économistes et stratégistes. Cette étude nous permet de dresser un scénario d'investissement sur lequel nous construisons notre portefeuille. Ensuite, comme notre fonds est un produit flexible, nous devons avoir une vigilance particulière sur l'évolution de ces variables au fil de l'eau pour modifier éventuellement la construction de notre portefeuille. Enfin, nous utilisons l'analyse technique pour définir des points d'entrée et de sortie sur les marchés. Notre objectif est de surperformer l'indice Dow Jones Euro Stoxx en recourant à un éventail de classes d'actifs, des actions aux produits monétaires en passant par des obligations, tout en restant mesurés car notre fonds conserve une dominante actions. Comment conciliez-vous les risques à court terme et ceux de long terme ? La vision macroéconomique de notre environnement nous a permis d'adopter au premier trimestre une position défensive en investissant dans les valeurs des secteurs des télécommunications et de la pharmacie. Compte tenu du scénario de récession qui se caractérisait par une visibilité faible, ces deux secteurs offraient une certaine sécurité. En revanche, nous pouvons prendre des risques à court terme en fonction du flot de nouvelles économiques, des anticipations de données fondamentales. Selon cette optique un peu plus court-termiste, nous adoptons une attitude plus opportuniste. Par exemple, nous évitons d'investir de manière fondamentale sur les financières mais, d'un point de vue boursier, nous trouvons quelques opportunités à saisir à court terme. Quelle place tient la sélection de valeurs par rapport à l'allocation tactique d'actifs ? Les marchés sont encore très volatils et nous préférons privilégier le choix des classes d'actifs sur lesquels investir, pour passer ensuite à une sélection de secteurs, pour arriver au final au choix de valeurs. Il serait inutile aujourd'hui de se focaliser sur le secteur de l'automobile, par exemple, sans tenir compte du fait qu'il offre des perspectives fondamentalement réduites. Au premier trimestre, notre portefeuille d'actions était investi à hauteur de 40 % sur les télécommunications et la pharmacie. Récemment, nous avons réduit la proportion des secteurs défensifs au profit des cycliques. Ainsi, nous avons investi dans UBS, banque qui nous semble offrir une opportunité au moins à court terme, et dans Daimler, pour jouer sur un rebond de l'automobile bien que rien ne nous incite à l'optimisme sur les deux à trois mois à venir dans ces secteurs. Nous saisissons donc des opportunités à court terme tout en conservant à l'esprit qu'il vaut mieux garder le coeur du portefeuille sur des valeurs plus défensives qui offrent une bonne visibilité. (*) Code Isin : LU0260158638
PROPOS RECUEILLIS PAR JOËL ANTOINE