Archives Journal des Finances

Pour vos placements, préférez les actions et les emprunts du secteur privé

25/04/2009 00:00 - JDF

  Texte plus grand Texte plus petit Séparateur

P8-rend2.gif -

 
La crise financière qui sévit depuis maintenant plus de deux ans a totalement bouleversé la hiérarchie des placements pour les investisseurs particuliers. Les placements à court terme ne rapportent plus rien (0,9 % pour les Sicav monétaires et 1,75 % pour le Livret A), mais ils présentent l'immense avantage de protéger le capital investi, ce qui est loin d'être négligeable dans le contexte actuel. Dans l'allocation d'actifs que nous proposons chaque semaine en page 3 du Journal des Finances, nous recommandons de consacrer 15 % aux placements monétaires par mesure de prudence et à titre de placement d'attente. Consacrer une plus large place aux liquidités reviendrait à se priver des nombreuses opportunités d'investissement actuellement disponibles. Mais pour trouver des niveaux de rémunération plus élevés et surtout de réelles perspectives de plus-values, il faut accepter de prendre une certaine dose de risque. Tout l'art consiste donc à diversifier ses placements entre différentes familles de produits. Les emprunts d'Etat semblent au premier abord offrir une bonne protection, mais ils ne méritent pas d'y consacrer plus de 5 % du portefeuille car leur rémunération est beaucoup trop faible comparé au risque de perte en capital en cas de retour de l'inflation. Les obligations dites « corporate », émises par les sociétés du secteur privé, offrent en revanche de bien meilleures rémunérations, comprises entre 5 et 8 % l'an, avec des risques très limités de non-remboursement si vous ne sélectionnez que les plus grands noms de la cote. En dépit de la forte volatilité de la Bourse, les actions qui ont déjà énormément baissé au cours des vingt-quatre derniers mois méritent-elles aussi de figurer en bonne place dans les portefeuilles, nous portons leurs part à 40 % du total. Elles permettent de profiter de rendements qui deviennent très attrayants, à 4,20 % en moyenne pour les sociétés du CAC 40, et offrent surtout de très belles perspectives de rebond dans une optique de moyen terme. Reste l'or, auquel il est impératif de consacrer au moins 10 % de vos placements. Le métal jaune ne rapporte rien, mais il vous « sauvera la peau » en cas d'accident majeur sur les marchés financiers.
Roland Laskine