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Le monde entier n'est pas tiré d'affaire. Le Fonds monétaire international a encore revu à la hausse cette semaine le chiffrage de la crise financière, en estimant à 4.000 milliards d'euros les actifs toxiques. Quant à la France, elle est partie pour enregistrer cette année la plus forte décélération de son produit intérieur brut, depuis la dernière guerre. Et pourtant, elle tourne ! Oui, la Bourse tourne. La Bourse s'est rarement aussi bien comportée à la veille d'un mois de mai qui fait toujours fuir les investisseurs les plus superstitieux. Non seulement la Bourse ne veut pas baisser, comme on a pu le voir cette semaine, mais elle guette la moindre bonne nouvelle pour en faire une lueur d'espoir sur le front économique. C'est ce qui explique que, en dépit de certaines annonces mitigées, l'indice CAC 40 soit resté aussi bien accroché ces derniers jours au-dessus de 3.000 points. Seul Le Journal des Finances pouvait avoir le cran d'afficher un objectif de 3.600 points à court terme pour l'indice CAC 40. C'est ce que nous avons fait la semaine dernière. L'évolution récente du marché nous confirme dans cette profonde conviction. Bien sûr, cela n'empêchera pas les séances en dents de scie ou en montagnes russes. Ce sont les actions qui disposent aujourd'hui du plus fort potentiel de croissance. Et tous ceux qui, au mois d'octobre 2008, se sont réfugiés un peu vite sur les emprunts d'Etat en prennent aujourd'hui conscience. Ces arbitrages, ajoutés à la manne des dividendes qui va bientôt tomber, vont venir grossir le flux de liquidités en direction des actions. C'est la raison pour laquelle il faut rester calme et droit, ainsi qu'on le dit en équitation. Et ne pratiquer que des arbitrages en faveur des actions en suivant nos conseils hebdomadaires.