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Qu'est ce qu'une "bad bank" ?

18/04/2009 00:00 - JDF

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L'expression « bad bank » nous vient des Etats-Unis. Elle a été employée pour simplifier l'idée du plan de Tim Geithner, secrétaire d'Etat au Trésor, afin d'améliorer la situation des établissements bancaires outre-Atlantique.
L'idée est simple. Il s'agit de créer une structure de défaisance avec des capitaux publics et privés pour permettre aux Citigroup, Bank of America et autres Wells Fargo de se débarrasser de leurs actifs toxiques à un prix donné.
Cela pourrait avoir un double effet positif sur les banques. D'abord, elles tirent un trait sur des actifs impossibles à valoriser en raison de la désaffection des investisseurs pour ces produits. Ensuite, elles reçoivent de l'argent frais, ce qui leur permet d'alimenter leur circuit de financement.
Le principe de bad bank s'est répandu en Europe. L'Allemagne et l'Irlande envisagent de recourir à une telle solution pour assainir les finances de leurs établissements.
Au-delà des aspects théoriques, les mots bad bank ont été utilisés avec délectation par nos confrères de la presse économique française comme anglo-saxonne. Elle ne manque pas d'ironie dans la mesure où la crise financière a totalement brouillé les cartes sur la santé des banques. Aujourd'hui, bien malin celui qui est capable de distinguer une bonne banque d'une mauvaise. En effet, au plus fort de la crise, les établissements ont semblé tout prêts de s'écrouler comme un vulgaire château de cartes tant leur interdépendance est forte.
Olivier Auberger