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Les banques peuvent contribuer à la relance de l'activité

18/04/2009 00:00 - JDF

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Depuis plusieurs mois, les banques sont accusées d'avoir fermé le robinet du crédit. Or elles ne cessent de souligner que le recul de la production s'explique d'abord par une baisse de la demande. Un sondage, réalisé par Ipsos et le Crédit Foncier en janvier dernier, le confirme. Accéder à la propriété reste un objectif majeur pour les Français, mais ils se montrent pour le moment réticents. « Les craintes qui demeurent ne sont pas liées en priorité au prix de l'immobilier et à son financement », notent les sondeurs, mais à des « facteurs psychologiques », comme la crainte de s'endetter pour longtemps. Une absence de confiance que les banques se doivent de dissiper, en mettant en avant les mesures proposées dans le plan de relance. La Fédération des constructeurs promoteurs (FCP) dit avoir déjà constaté un « net frémissement du marché » en début d'année en raison de ces mesures, même si la baisse des taux d'intérêt y contribue également. Après un mois de janvier en chute de 40 %, la production de crédits a baissé de 29 % en février et de 14 % en mars, selon les chiffres du Crédit Logement, qui recense les activités des principales banques. Le recul le plus élevé en trente ans En 2008, 79.400 maisons ont changé de propriétaires, soit une baisse de 37,6 % par rapport au chiffre record de 2007. C'est le « recul le plus élévé depuis trente ans », note la FCP. Ce repli est toutefois très contrasté, avec des baisses supérieures à 60 % dans certaines régions, ce qui se reflète dans les comptes des caisses régionales du Crédit Agricole. Certaines ont vu leur production chuter jusqu'à 40 % lors des trois derniers mois de 2008, et les premiers mois de 2009 sont de même nature. En moyenne, les caisses avaient vu progresser leurs encours de 7,2 % en 2008, et LCL avait connu une progression de 5,5 %. L'année précédente, la croissance avait encore été respectivement de 12,2 % et de 11,5 %. La même année, la progression avait été de 10,5 % chez BNP Paribas, et de 8 % en 2008. La Société Générale ne communique pas de données détaillées. Rien de très alarmant cependant. Les banques sont beaucoup moins affectées que lors de la dernière crise immobilière, observe Fitch. Et l'agence de rappeller que les banques sont, cette fois-ci, faiblement exposées aux constructeurs : « C'est là que les banques avaient été touchées au début des années 1990. » Et c'est là que les banques espagnoles sont touchées actuellement (voir ci-dessous). Les banques françaises font depuis cette période davantage attention à ne pas doubler, dans des proportions dangereuses, leur exposition aux entreprises, que sont les constructeurs, avec celle aux particuliers.
NOTRE CONSEILAux niveaux de cours actuels, nous recommandons de vendre le solde de votre position sur la Société Générale (code: GLE, Comp. A, SRD) et de BNP Paribas (BNP, Comp. A, SRD). L'achat reste spéculatif pour le Crédit Agricole (ACA, Comp. A, SRD).