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La production de Renault ralentit aussi en Russie

10/04/2009 17:06 - JDF

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Le coup de frein sur les ventes d’automobiles touche la Russie comme les marchés européens. Le marché automobile russe s’est rétréci de 40% au premier trimestre. Les ventes de Renault dans le pays ont, elles, baissé de 38%. Face à ce constat, le constructeur automobile a annoncé ce vendredi qu’il supprimera, à partir du 1er mai, l’une des trois relèves dans l’usine d’Avtoframos. Renault précise que «cette adaptation de la production aux conditions de marché n’entraînera pas de réduction de personnel. Les ouvriers qui travaillaient de nuit rejoindront les équipes de jour.

Le site d’Avtaframos appartient conjointement à Renault et à la ville de Moscou. De ses chaînes de montage sort la Logan, le véhicule à bas prix de la marque au losange, qui a connu un certain succès en Russie ces dernières années.

Cap sur les véhicules propres

Le prix bas d’un véhicule semble ne plus suffire pour séduire les consommateurs. Sur les marchés matures, comme en Europe ou aux Etats-Unis, les clients deviennent de plus en plus attentifs à l’impact environnemental des produits qu’ils achètent. Les constructeurs automobiles pont bien compris cette tendance, et accélèrent donc le développement de véhicules plus propres, qu’ils combinent une motorisation mixte alliant moteur classique et batteries électriques, ou qu’ils soient tout électrique. Ces solutions, déjà introduites sur le marché européen par Honda et Toyota, sont privilégiées par l’ensemble des constructeurs, devant la propulsion à l’hydrogène et les moteurs adaptés aux biocarburants.

Renault envisage de commercialiser un véhicule électrique dès 2010 en Europe, et dès l’année suivante en Chine. Il prépare déjà le terrain en vue ce lancement. Via son associé Nissan, le groupe a signé un partenariat avec le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT). L’agglomération de Wuhan a été désignée ville pilote. Nissan échangera des informations techniques avec le MIIT, et proposera «un plan de déploiement comprenant les éléments nécessaires à la mise en oeuvre d’un réseau de rechargement de batteries, ainsi que des programmes de commercialisation de masse des véhicules électriques».

D’autres accords concernant les véhicules sans émission de CO2 ont déjà été signés par Renault-Nissan avec Israël, le Danemark, le Portugal, la Principauté de Monaco, mais également avec trois Etats américains et deux villes japonaises.

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Perrine Créquy