Plusieurs indicateurs plaident pour une poursuite du rebond boursier
Après la demi-douzaine de faux départs auxquels nous avons assisté au cours de ces derniers mois, chat échaudé craint l'eau froide. Plusieurs éléments permettent pourtant de penser que le pire est peut-être derrière nous. Au cours des prochains mois, le chômage continuera d'augmenter et l'activité va encore ralentir, mais il est fort probable que la Bourse commencera à anticiper un scénario progressif de sortie de crise et, surtout, l'arrêt de la dégradation des profits des entreprises. La période de publication des résultats trimestriels dans laquelle nous entrons risque d'entretenir une forte volatilité. A court terme, la Bourse pourrait donc chercher à consolider une partie de ses gains, mais rien ne permet de penser que nous irons revisiter les plus bas. Les commentaires qui accompagneront les publications seront déterminants. Rhodia, qui prépare le marché à un très mauvais premier trimestre, a aussi laissé entrevoir un deuxième trimestre nettement meilleur. Résultat, une hausse de 14 % du cours le jeudi 9 avril. Même chose pour ArcelorMittal, qui a rebondi à l'annonce d'une accélération des restructurations qui permettront au groupe de sortir renforcé de la crise. Aux Etats-Unis, les analystes attendent déjà une chute de 37 % des profits des sociétés de l'indice S&P 500, ce qui permet de penser, là aussi, que l'essentiel de la dégradation est dans les cours. Le G20 n'a, comme on pouvait s'y attendre, pas produit de miracle, mais la détermination des grands de ce monde à sauver le système bancaire ne fait aucun doute. Le plan de sauvetage américain, qui fait appel à des capitaux privés avec la garantie de l'Etat, paraît très astucieux. Il devrait permettre aux Etats-Unis d'éviter une crise systémique qui plombait jusqu'à présent tout espoir d'éclaircie. Les progrès sont notoires, la Bourse ne peut les ignorer.
