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Les contraintes de la mécanique des flux

10/04/2009 00:00 - JDF

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C'est entendu, les augmentations de capital vont se multiplier dans les prochaines semaines, en particulier pour les sociétés industrielles les plus fragiles, voire pour certaines sociétés financières. Il va donc falloir faire des efforts pour convaincre les investisseurs de participer à ces opérations. Le meilleur moyen est de proposer une « forte » décote par rapport au cours de Bourse. C'est le cas de Lafarge, qui compte lever 1,5 milliard d'euros en proposant des actions au prix unitaire de 16,65 euros quand son cours de Bourse se situe au-dessus de 30 euros. Comment ne pas profiter d'une telle aubaine ! Problème : les gérants et autres investisseurs institutionnels ne bénéficient guère de souscriptions nouvelles après la forte chute des marchés au cours des derniers mois. Sans flux nouveaux à investir, ils vont devoir effectuer des arbitrages, c'est-à- dire vendre certaines lignes, pour pouvoir investir les sommes ainsi libérées dans les actions nouvelles. Ce déséquilibre entre l'offre et la demande de titres devrait, en toute logique, provoquer une pression à la baisse sur les cours de Bourse. Il s'agit là d'un effet purement mécanique. Mais difficile de savoir quelles seront les valeurs ainsi pénalisées. Il pourrait s'agir des titres les plus défensifs, qui ont pour partie déjà exercé leur office. L'explication de la modeste performance de Sanofi-Aventis est peut-être à chercher de ce côté, alors que la société est l'une des plus appréciées par les gérants.
EMMANUEL EGLOFF