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« Neopost dispose d'un modèle de développement assez résistant »

04/04/2009 00:00 - JDF

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Votre société d'équipement de traitement du courrier a dévoilé cette semaine au titre de l'exercice 2008/2009, clos le 31 janvier dernier, une amélioration de la marge opérationnelle, à 25,7 %, et une hausse de 15,7 % du résultat net (157 millions d'euros). Comment expliquez-vous ces performances ?
Neopost dispose d'un modèle de développement assez résistant, notamment en cette période troublée. Les deux tiers de notre chiffre d'affaires sont générés par des revenus récurrents, que ce soit des contrats dont la durée moyenne s'élève à cinq ans ou la vente de fournitures. Nous assurons pour nos clients toute une série de services, qui vont de la location d'équipements au financement en leasing en passant par la maintenance, ce qui offre une grande visibilité sur l'activité. Le tiers restant est constitué des ventes d'équipements.
Nous avons bénéficié cette année du lancement d'une nouvelle ligne de produits, baptisée « IS Â». Cinq nouvelles machines ont été lancées en même temps, elles ont renouvelé tout notre milieu de gamme, notre point fort historique. Cette nouvelle gamme constitue un véritable avantage compétitif qui nous a aidés à résister au ralentissement conjoncturel et à profiter d'un changement de réglementation aux Etats-Unis (les sociétés avaient jusqu'à la fin de 2008 pour changer leurs machines à affranchir non digitales). Enfin, les acquisitions ciblées réalisées au cours de l'exercice, de la société britannique PFE - qui a complété notre offre de machines de mise sous pli haut de gamme - à des distributeurs aux Etats-Unis et en Europe, ont bien été intégrées.
Compte tenu de la crise économique, quels sont les risques encourus par votre activité de leasing ?
Notre pratique du financement par leasing est sûre et maîtrisée, et nous avons débuté cette activité il y a très longtemps. Nous ne finançons que des équipements distribués par Neopost. D'autre part, la valeur moyenne des contrats est faible, autour de 5.000 euros, et le risque dilué par le nombre de contrats conclus (200.000 en portefeuille). Nous gardons, de surcroît, la propriété de la machine durant le contrat, et, à son échéance, elle n'a pas de valeur résiduelle. Enfin, le taux de défaut historique se situe autour de 1 %. Au 31 janvier, il s'établissait toujours à ce niveau.
Quelles sont vos prévisions pour l'exercice en cours ? Quels seront les principaux leviers de croissance ?
Nous tablons pour l'exercice 2008/2009 sur une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 1 et 3 %. Une fourchette de prévision car nul ne sait combien de temps durera la crise. Elle se fonde sur une progression de nos revenus récurrents et sur une bonne tenue des ventes des produits de PFE. Nos équipes commerciales ne les ont pas encore totalement intégrés dans leur offre. Malgré cela, nous anticipons un tassement des ventes d'équipements.
La marge opérationnelle, de son côté, devrait au moins s'établir à 25,7 %, grâce notamment à la montée en puissance des synergies issues des acquisitions.
Avez-vous des projets de croissance externe ?
Toujours. Le programme de rachat de nos propres distributeurs s'inscrit dans la durée. Nous visons ainsi un taux de couverture directe aux Etats-Unis de 60 %, contre 53 % à la fin de l'exercice 2008/2009. Nous souhaitons également continuer à renforcer notre position en Scandinavie et en Suisse, et être présents en direct sur le marché espagnol.
L'enveloppe consacrée aux acquisitions, qui a atteint 60 millions d'euros l'an dernier, pourrait se monter entre 20 et 40 millions pour l'exercice présent. Nous sommes toujours à la recherche de produits complémentaires ou de technologies innovantes.
NOTRE CONSEIL
Achat avec un objectif de cours de 80 euros (code : NEO, Comp. A, SRD). Le dividende a été fixé à 3,80 euros par action (+ 4,1 %), sachant qu'un acompte de 1,65 euro a déjà été versé.
PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE SOUBIRAN