
P10-4fichiers-banques.gif -
Espérons que les banques et les assureurs ont bien profité de la petite bouffée d'oxygène que la Bourse leur a offerte. Les prochaines semaines risquent d'être un peu plus difficiles, le sentiment d'incertitude augmentant à l'approche des résultats trimestriels, publiés à partir de début mai. Les résultats annuels s'étaient révélés, certes, très inférieurs à ceux de 2007, mais cela avait été largement anticipé. De plus, selon l'adage que les choses vont mieux en les disant, les investisseurs étaient partiellement rassurés par les précisions apportées par les dirigeants. Pourtant, les mêmes problèmes persistent et risquent de peser sur les résultats. D'après les prévisions de JPMorgan, les banques à travers le monde devraient passer cette année encore 17 millliards de dollars de dépréciations, et, d'autre part, les provisions pour risque de crédit, traduction palpable de la crise économique, devraient augmenter. La Société Générale a déjà avoué qu'elle passerait des dépréciations supplémentaires au premier trimestre. Elle augmentera aussi ses provisions pour faire face aux impayés, de la part à la fois des particuliers et des entreprises. Elles seraient équivalentes au montant du dernier trimestre 2008, soit près de 1 milliard d'euros. En revanche, le début d'année a été
« excellent » dans la banque de financement et d'investissement, activité qui semble se redresser peu à peu. Les comptes des assureurs ne devraient pas être très brillants eux non plus, car l'assurance-vie, dépendante de l'état des marchés, a sans doute continué à souffrir. Même certaines activités de la division dommages, comme l'assurance habitation, liée au marché immobilier, pourraient avoir également souffert.