Quelle fin à cette histoire ?
Le « Quantitative Easing » consiste à injecter de la liquidité dans l’économie. Pour ce faire, la Banque Centrale peut, par exemple, racheter des obligations ou des prêts immobiliers en imprimant de nouveaux billets. La Fed a décidé de racheter pour 300 milliards de dollars d’obligations. Avec cette pratique, la Banque Centrale Américaine rachète sa dette à un prix qui vient de décoller à la suite de cette annonce. La Fed a appliqué pendant plusieurs mois une politique de « qualitatif easing », qui consiste principalement à racheter des produits de crédit afin de dégeler ce marché actuellement dévasté. Elle a encore surpris tout le monde en changeant de stratégie. Elle a même clairement dit que si les 1,2 billiards de dollars alloués ne suffisaient, elle continuerait d’augmenter cette somme. Un tel choc dans l’offre de monnaie a eu un impact immédiat sur l’euro qui passe de 1.30 à 1.36 en 24 heures. La Banque Centrale Européenne se retrouve d’ailleurs dans une situation très délicate. Elle s’était prononcée contre le Quantitative Easing principalement pour des raisons de faisabilité. Difficile de concilier 16 pays. Quelles obligations racheter ? Allemandes ? Tchèques ? La Zone Euro ne peut pourtant pas se permettre une monnaie trop forte, cela détruirait son potentiel de croissance. Pour éviter un retour de l’Euro autour de 1.60 la BCE peut envisager de nouvelles baisses des taux.
Ce scenario semble tout aussi improbable. L’Europe ne peut pas avoir des taux à 1%. Cela ne reflete pas le risque des pays qu’elle englobe. Qui achèterait de la dette hongroise rémunérée à 1%? Ce n’est passez rémunérateur comparé à son risque de défaut. La Hongrie a besoin d’émettre de la dette. De leur côté les matières premières ont déjà gagné 10% en 24heures. Tout le monde veut se protéger contre l’inflation. L’or sert de couverture en cas de chute du dollar. La Fed a agi de la sorte pour contrer la spirale déflationniste qui serait une catastrophe pour l’économie et synonyme d’un S&P500 à zéro. 60 billards de dollars se sont évaporés depuis le début de la crise. Le monde en comptait 110. Les Banques Centrales luttent aujourd’hui pour rehausser le prix des actifs, c’est l’objectif principal pour éviter un retour à l’âge de pierre. L’injection massive de monnaie dans l’économie est synonyme d’inflation. Ce risque n’est pourtant pas si évident. Premièrement, l’Europe va devoir réagir, ce qui permettra au dollar de se stabiliser. Apres avoir éradiqué les pressions déflationnistes, rien n’empêchera la Fed de raugmenter les taux de 300 points de base en une seule fois pour lutter contre l’inflation. L’incertitude existe bien. La volatilité toujours aussi élevée en est la preuve. Tout le monde attend des précisions pour connaitre la fin de cette histoire.
