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Société Générale, plus forte hausse de la semaine

20/03/2009 18:31 - JDF

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Après une envolée de près de 15% la semaine dernière, le marché s'est montré plus hésitant cette semaine. Même l'annonce par la Fed de rachats massifs de bons du Trésor mercredi n'a pas galvanisé les foules. D'un jeudi sur l'autre, l'indice CAC 40 progresse tout de même de 3%.


A l'issue de ses deux jours de réunion de politique monétaire, la Fed a provoqué un mini séisme sur le marché des changes. Alors que le maintien des taux à un niveau proche de zéro était largement attendu par les cambistes, c'est l'annonce du rachat de 300 milliards de dollars d'emprunts d'Etats américains, qui a pris de court les analystes. Cette mesure s'accompagne du rachat pour 750 milliards de dollars, de titres adossés à des créances hypothécaires émises par Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi que d'une augmentation de 100 milliards de dollars de l'enveloppe destinée au rachat d'autres titres adossés à de la dette publique. A cette annonce, l'Euro/dollar bondissait de près de 4% du jamais vu depuis 1985. L'indice des valeurs bancaires américaines, lui, a rebondi de plus de 10%. «Il est clair que ces mesures vont aider le marché immobilier à se stabiliser et qu'elles auront un impact positif, en particulier pour les banques, indiquait à Marketwatch un analyste crédit de Landesbank, Baden-Wurttemberg. Rien d'étonnant dans ce contexte à ce que les valeurs financières trustent les trois premières places de notre classement hebdomadaire. C'est également en toute logique que les valeurs refuges que sont Pernod Ricard, Danone et Lafarge se retrouvent dans le bas du tableau. La perspective d'une sortie de crise a en effet incité les intervenants à délaisser les secteurs défensifs, au profit de titres plus risqués.


Société Générale (+24,5%)


La société a été au centre d'une nouvelle polémique cette semaine ce qui n'a pas empêché le titre de prendre la tête de notre classement. Mercredi, le groupe a annoncé que le conseil d'administration de la banque avait voté, le 9 mars, l'attribution de 70000 stock-options (soit l'équivalent de 1,7 million d'euros) à son président Daniel Bouton et de 150000 à son directeur général, Frédéric Oudéa. Les directeurs généraux délégués Didier Alix et Séverin Cabannes recevront eux 50000 stocks-options chacun.


Mais devant le tollé général dans le climat social actuel particulièrement tendu, les dirigeants ont fait un pas en arrière en indiquant ce vendredi qu'ils renonçaient à lever en actions leurs stock-options tant que l'Etat soutiendra la banque. Mais, ils n'ont pas renoncé à les recevoir.


Axa (+20,4%)
Le groupe profitait de l'engouement général pour le secteur financier, après avoir été fortement attaqué au mois de février (-60%) sur des rumeurs d'augmentation de capital et après l'abaissement de la perspective de l'assureur de «stable» à «négative» par l'agence de notation financière Standard & Poor's.


Crédit Agricole (+18,8%)
Comme l'ensemble du secteur bancaire, le titre a profité de rachats à bon compte après un recul de 40% depuis fin janvier. Depuis ses plus bas autour de 5,9 euros, le titre a bondit de 51%.


Pernod Ricard (-10,9%)
Le titre pâtit d'un manque de visibilité après la publication des résultats le 13 mars dernier. Le groupe a élargi sa fourchette de croissance organique du résultat opérationnel courant, la passant de 5 à 8%. En revanche, le bénéfice opérationnel s'est révélé meilleur que prévu au premier semestre de son exercice 2008-2009, qui finira fin juin. Pernod Ricard a en effet enregistré sur la période une croissance de 24% de son résultat opérationnel courant, à 1,196 millions d'euros. Il a notamment été stimulé par l'intégration des activités de Vin & Sprit.


Danone (-5,7%)
Le groupe a perdu du terrain toute la semaine pour s'écrouler de 5,1% jeudi. A l'origine de cette défiance, la prudence des analystes envers un secteur, celui de la consommation des ménages et qui est très sensible à la conjoncture.


Lafarge (-4,3%)
Le titre a reculé de 3,7% mardi, victime d'un d'un abaissement d'objectif de cours de la part de Goldman Sachs sur plusieurs titres du secteur de la construction. Le courtier a ainsi révisé en baisse son objectif de cours sur le titre de 42,30 à 36,40 euros.


 


D Pellecuer