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Focus sur le Baltic Dry Index

07/03/2009 00:00 - JDF

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Alors que les modèles mathématiques se sont avérés impuissants à prédire la crise, le Baltic Dry Index (BDI) apparaît comme le nouvel oracle des salles de marché. Cet indice a anticipé de deux mois la chute des prix des matières premières. Le BDI est calculé à partir de la moyenne des prix pratiqués sur 24 routes maritimes de transport en vrac de matières sèches, tels le minerai, le charbon, les métaux, les céréales, etc. Etabli à l'échelle du globe, il comprend par exemple le prix du transport de 10.000 tonnes d'acier d'Australie vers la Chine. Lorsque le commerce mondial explose, le BDI bondit, puisque le nombre de navires reste le même, alors que la demande de transport augmente. Le prix du fret maritime est donc très sensible à l'activité économique. Mais le BDI présente aussi d'autres avantages : il n'est pas sujet à la spéculation et, contrairement aux indicateurs comme le PIB ou le chômage, il ne peut être révisé. Après avoir dévissé de plus de 90 % en novembre 2008 à une vitesse record, l'indice a rebondi de 200 % depuis le début de l'année. Cette reprise est perçue par certains comme le signe du redémarrage du commerce mondial. D'autres y voient en revanche un simple rebond technique dû à la baisse des stocks découlant de la paralysie des échanges mondiaux.