EDF

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Les résultats
L'électricien hexagonal a connu une année de tous les contrastes. Il a réalisé la plus grosse acquisition de son histoire, avec British Energy, et mis un pied aux Etats-Unis, avec le projet de prise de participation de 49,9 % dans une coentreprise regroupant les actifs nucléaires de Constellation Energy. Des opérations qualifiées de « majeures » par Pierre Gadonneix, P-DG d'EDF, « pour l'avenir industriel du groupe » et « qui posent, a-t-il ajouté, les bases de notre développement futur ». Objectif : prendre position dans le renouveau du nucléaire dans le monde. En revanche, du point de vue opérationnel, sa performance s'est avérée décevante, en raison notamment des nombreux incidents survenus dans les centrales nucléaires. Qui plus est, sur le plan financier, le groupe a dû passer une provision de 1,2 milliard d'euros pour tenir compte de la prolongation jusqu'au 30 juin 2010 du dispositif Tartam (système de compensation des opérateurs concurrents). En conséquence, l'excédent brut d'exploitation a été ramené à 14,24 milliards d'euros (- 6,4 %), et le résultat net courant à 4,3 milliards (- 7,9 %).
Les perspectives
Le groupe se prépare à une année de transition, tablant sur une croissance organique « modérée » du résultat brut opérationnel. La priorité est donnée à l'intégration des acquisitions, la croissance organique (qui passe, en autres, par l'accroissement de la disponibilité du parc nucléaire), l'amélioration de la performance opérationnelle - dans le cadre du programme « Excellence opérationnelle », qui prévoit 1 milliard d'euros de gains nets à l'horizon 2010 - et, enfin, au renforcement de la structure bilantielle. Cette dernière opération passe par la cession de 5 milliards d'euros d'actifs (sans qu'ils aient été précisés) sur la période 2009-2010.
La mise en oeuvre du programme d'investissements (plus de 8 milliards en France) va, par ailleurs, se poursuivre.
NOTRE CONSEIL
Acheter, pour viser un objectif de cours abaissé à 50 euros (code : EDF, Comp. A, SRD). Le titre a encore baissé de 19 % depuis le début de l'année, sous l'effet de perspectives sans relief et de craintes quant à l'ingérence de l'Etat dans la bonne marche des affaires du groupe. Il est malheureusement trop tard pour vendre la valeur. De possibles catalyseurs (extension de la durée de vie des centrales, hausse hypothétique des tarifs, etc.) pourraient, certes, donner une impulsion au titre, mais une envolée spéculative semblable à celle de l'automne 2007 est désormais improbable. A noter que le dividende a été maintenu à 1,28 euro par action, soit un rendement 3,9 %.
Acheter, pour viser un objectif de cours abaissé à 50 euros (code : EDF, Comp. A, SRD). Le titre a encore baissé de 19 % depuis le début de l'année, sous l'effet de perspectives sans relief et de craintes quant à l'ingérence de l'Etat dans la bonne marche des affaires du groupe. Il est malheureusement trop tard pour vendre la valeur. De possibles catalyseurs (extension de la durée de vie des centrales, hausse hypothétique des tarifs, etc.) pourraient, certes, donner une impulsion au titre, mais une envolée spéculative semblable à celle de l'automne 2007 est désormais improbable. A noter que le dividende a été maintenu à 1,28 euro par action, soit un rendement 3,9 %.
