Les courtiers en ligne permettent de réduire la facture
Les investisseurs peuvent souscrire à des fonds et Sicav de nombreuses sociétés de gestion, françaises et étrangères, pourvu que ces dernières aient obtenu un agrément de commercialisation. Les réseaux bancaires n'ont plus l'apanage de la vente dans ce domaine, notamment en raison de l'apparition des courtiers en ligne. Le modèle de développement de cette nouvelle catégorie d'intermédiaires fondée sur les gains de productivité, grâce à un emploi quasi exclusif d'Internet et de la téléphonie, leur a permis d'offrir des services à prix cassé. Le premier avantage tarifaire porte sur la gratuité des droits de garde, alors qu'ils sont systématiquement facturés par les banques classiques. Cependant, les courtiers en ligne axent leur communication essentiellement sur la gratuité des droits d'entrée sur le panel de fonds sélectionnés. Ainsi, Boursorama et Fortuneo proposent 700 fonds sans droits d'entrée. En outre, Boursorama dispose d'une offre de 700 fonds partenaires à tarif préférentiel, ce qui permet, par exemple, de ne payer que 2 % au lieu de 4 % pour accéder à Carmignac Patrimoine. De son côté, Fortuneo propose un choix plus réduit de fonds partenaires (400) mais limite les droits d'entrée à 1 %, tandis que Cortal Consors permet d'accéder à près de 1.000 fonds en ne payant que 1 % de droits d'entrée. Bourse Direct propose une sélection de 400 fonds sans droits d'entrée. Dans une agence bancaire, la gratuité des droits de garde est accordée uniquement aux fonds gérés par une filiale du groupe. En outre, l'investisseur ne bénéficie pas de réduction sur les droits d'entrée d'un fonds « interne ». Attention, les courtiers en ligne facturent les droits d'entrée au prix maximal, comme les banques classiques, lorsque le souscripteur sélectionne un fonds hors du panel partenaires. Chez Fortuneo, les clients doivent débourser les droits d'entrée ainsi qu'un supplément de 30 euros par ordre. Enfin, aucun courtier en ligne n'accorde de réduction sur les frais de gestion, dont une partie leur est rétrocédée par le gestionnaire.
