Feuilleton Madoff
Face à l'affaire Madoff, l'Association française de gestion financière (AFG) se mobilise. Elle a confié une mission d'assistance à Colette Neuville, présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires. « L'objectif consiste notamment à identifier la chaîne des responsabilités des organismes chargés de la fonction dépositaire et de la gestion de la Sicav coordonnée Luxalpha. La responsabilité des administrateurs de la Sicav, et éventuellement des commissaires aux comptes, rentre également dans le champ », précise l'AFG qui « a pris la décision de centraliser les informations nécessaires et de coordonner les actions en vue de rétablir rapidement la confiance et d'indemniser les investisseurs ». Dans le même temps, l'Alfi, Association of the Luxembourg Fund Industry, alter ego de l'AFG au Luxembourg, a obtenu de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) des précisions sur les produits concernés. Ces OPC (voir la liste sur www.jdf.com) ont suspendu le calcul de leur valeur liquidative ainsi que les rachats et souscriptions des parts. Par ailleurs, certaines sociétés de gestion préfèrent apporter une réponse rapide au problème Madoff. C'est le cas d'Allianz Alternative Asset Management (Aaam) qui a décidé de liquider certains produits. Une procédure de liquidation (et non d'indemnisation) conforme à la recommandation de l'AMF du 17 décembre 2008. Les produits en question sont la Sicav AGF Tresodyn et WFinance Capital +. « L'exposition directe des deux premiers fonds (AGF Tresodyn et WFinance Capital +) excédant 5 %, leurs valeurs liquidatives ont été suspendues le 12 décembre 2008 en accord avec l'Autorité des marchés financiers (lettres envoyées le 12 décembre 2008 aux porteurs de parts) [...] », est-il spécifié sur le site de l'Aaam. La société nous précise que « les investisseurs vont recevoir 90 % du montant de la liquidation des fonds ». Nous ne disposons pas d'information sur le troisième fonds touché Phénix Alternative Holdings. Les sociétés de gestion détenant des fonds Madoff ont aussi la possibilité de recourir à la procédure de scission. Deux OPCVM sont alors créés, l'un destiné à recevoir les actifs « pourris » dont la cession ne serait pas conforme à l'intérêt des porteurs ou actionnaires (side pocket), l'autre destiné à recevoir les autres actifs de l'OPCVM scindé (réplique).
