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En période de crise, la compétitivité revêt une importance accrue. Or, depuis dix ans, celle-ci s'est dégradée chez les constructeurs français et leurs équipementiers. En conséquence, l'industrie automobile française accuse actuellement un écart de compétitivité de 30 % par rapport à son homologue allemande. Pour Carlos Ghosn, cette perte de compétitivité provient pour l'essentiel du poids excessif de la fiscalité et des charges sociales en France. Chez Renault, la différence de coûts entre la même voiture assemblée à Flins (Yvelines) ou produite en Europe de l'Est atteint 1.400 euros, dont 750 euros de charges sociales et 250 euros de taxe professionnelle. La bataille de la compétitivité passe aussi par un rééquilibrage de la relation entre constructeurs et équipementiers. Ces derniers assument une part croissante du coût lié à la conception et à la réalisation d'une automobile. Résultat, l'enrichissement du contenu des voitures (Airbags, climatisation, électronique, etc.) fait que les deux tiers de la valeur ajoutée d'une automobile proviennent des équipementiers, alors que les constructeurs imposent des baisses de prix de 3 à 5 % en moyenne tous les ans. «
Le problème, c'est que la France manque de sous-traitants, avec une taille critique d'au moins 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, déplore Laurent Burelle, patron de Plastic Omnium. Et d'ajouter,
les regroupements sontinévitables. » Et pour cause. Pour dégager des gains de productivité et être compétitif, un équipementier doit jouer sur les volumes. Il lui faut donc avoir un carnet de commandes garni. Cet élément fait cruellement défaut aujourd'hui.