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«Notre but est de rétablir la confiance des investisseurs»

23/01/2009 18:41 - JDF

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Le Journal des Finances : en quoi consiste votre mission ?
C.N. : Il ne s'agit pas d'une enquête. Notre but est avant tout de rétablir la confiance des investisseurs, sérieusement ébranlée par la crise des subprime puis par l'affaire Madoff. Comment procéder ? A mon sens, ce n'est pas en pointant les différences de protection existant entre la France, l'Irlande et le Luxembourg que nous pouvons aboutir, bien au contraire. Nous évoluons dans un espace économique européen et dans ce cadre, nous devons installer une réelle sécurité, notamment en ce qui concerne le statut du dépositaire.


Le JdF : Vos interlocuteurs sont donc les autorités de contrôle ?
C.N. : ils sont les garants de la sécurité dans l'espace économique européen. Seuls les régulateurs disposent de l'autorité et de pouvoirs nécessaires pour agir sur l'UBS et HSBC. Aux Etats-Unis, il s'agit d'une escroquerie, mais en Europe il s'agit d'un problème de garantie offerte par les dépositaires. Or, ces dépositaires, pour exercer leur métier, doivent disposer d'un agrément. Et pour l'obtenir, ils doivent respecter les règles du jeu. Dans le cas contraire, les régulateurs pourraient leur retirer leur agrément. Iront-ils jusque là ? C'est ce que je souhaite.


Le JdF : Outre l'AFG, les investisseurs se sont-ils adressés directement à vous ?
C.N. : Oui. D'abord des personnes physiques qui ont souscrit ou croient avoir souscrit des parts de Luxalpha. Ils ont du mal à obtenir leurs titres de propriété après des banques… Par ailleurs, des sociétés de gestion ayant acheté des parts de FCP pour le compte de leurs clients ou encore des sociétés ayant souscrit via des contrats d'assurance-vie se sont adressées à l'Adam.


Le Jd F : Comment défendre leurs intérêts ?
C.N. : Justement, la difficulté était de trouver un axe permettant de défendre des personnes et des sociétés se trouvant dans des cas de figure très différents. Les personnes physiques notamment n'ont pas forcément intérêt à prendre un avocat et à entamer une procédure internationale évidemment très coûteuse. Je pense que l'axe européen est le meilleur pour conjuguer les intérêts de tous les minoritaires. C'est aussi l'intérêt du Luxembourg d'aller dans ce sens et de rétablir la confiance car pour ce pays l'enjeu économique est très important. C'est enfin l'intérêt d'UBS dont le métier principal est désormais la gestion de fortune et qui doit conserver la confiance de ses clients.


Propos recueillis par Marie-Christine Sonkin