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Les tops et les flops de la semaine

23/01/2009 17:23 - JDF

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Le marché parisien a de nouveau accusé le coup cette semaine. D'un jeudi sur l'autre, l'indice Cac 40 a perdu 4,2%. Après le recul de 8,8% essuyé la semaine précédente, on ne peut pas dire que l'année commence bien pour le Cac 40. En cause, les mauvaises nouvelles en cascade sur le front des valeurs bancaires, de l'automobile ou encore de la construction.


Les bancaires ont surtout pâtî lundi de l'annonce d'une perte abyssale de Royal Bank of Scotland. Les mises en chantier et permis de construire ont de nouveau reculé en décembre, à un plus bas depuis 50 ans, ont pesé sur la construction. Enfin, les investisseurs ont fait preuve d'une certaine méfiance à l'égard du secteur automobile. Dans une interview accordée au Figaro, le président du directoire de PSA Peugeot Citroën (-6,48%) Christian Streiff a estimé que l'année 2009 sera très difficile et qu'il ne sait pas encore si le groupe sera rentable cette année. PSA a démenti sur un rapprochement avec Fiat, faisant retomber la spéculation autour du titre.


C'est donc en toute logique, que l'on retrouvait BNP (-22,6%), Lafarge (-10%), Saint Gobain (-8,6%), Renault (-17,6%), Peugeot (-14,9%), Michelin (-10,5%) dans le top des valeurs les plus massacrées cette semaine.


BNP Paribas (-22,6%), victime de craintes persistantes sur les bancaires


Le secteur est resté sous pression toute la semaine après l'annonce lundi d'une perte abyssale de 28 milliards de livres (31 milliards d'euros) en 2008, pour la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS). Cette dernière a perdu jusqu'à 71% au plus bas de la séance.


La note de BNP Paribas a été dégradée par Moody's à «négative», contre «stable» auparavant.


Le groupe, qui va recevoir une aide de 2,55 milliards de l'Etat, a indiqué qu'aucune «augmentation de capital en actions ordinaires n'était à l'étude». Par ailleurs, les dirigeants ont cédé à la pression du gouvernement en renonçant à leurs bonus.


Air France-KLM (-20,6%) sanctionnée après un avertissement


Mercredi, la compagnie aérienne a publié mercredi un avertissement sur ses résultats. Elle s'attend désormais à un résultat d'exploitation négatif d'environ 200 millions d'euros pour le troisième trimestre. Le directeur général, Pierre-Henri Gourgeon, a fait savoir que la compagnie examinerait de possibles acquisitions dans le cadre de la consolidation du secteur mais n'a pas confirmé son intérêt pour SAS.


Veolia (-18,3%) chute après un remaniement à se tête et la perte d'un contrat


Le marché n'a pas apprécié le départ du numéro deux du groupe, et il l'a fait savoir. Jérôme Contamine occupait le poste de directeur général exécutif et représentait une certaine forme d'orthodoxie financière. C'est Thomas Piquemal qui le remplace.


En outre, le groupe s'est fait souffler le contrat sur l'exploitation du métro de Stockohlm, un des plus importants de sa branche transport, par le groupe MTR. C'est un montant de 1,9 milliard d'euros qui lui passe ainsi sous le nez.


Cap Gemini (+3,1%) grimpe sur des facteurs techniques


Le rebond de la SSII est plutôt une surprise en l'absence d'actualité sur le titre. Il faut dire que depuis ses plus hauts de juin 2008, l'action a été divisée par deux. Pas de quoi se réjouir donc, d'autant que vendredi en fin de séance, le titre reperdait 4% pour s'établir à 24,5 euros.


Lagardère (+2,7%) une hausse en trompe l'oeil


A l'instar de Cap Gemini, la deuxième place de Lagardère sur le podium des hausses masque en réalité une évolution indécise. Depuis le début de l'année, le titre fait du surplace, oscillant dans un canal étroit compris entre 28,8 et 31,5 euros. A défaut d'actualité, le titre s'est maintenu dans cette zone.


Alstom (+2,6%) confirme ses objectifs de marge


Le groupe a annoncé mardi matin dans un communiqué que son chiffre d'affaires pour le troisième trimestre de l'exercice 2008-2009 s'élève à 4,56 milliards d'euros, en hausse de 11%. Alstom affiche une situation financière solide et confirme ses objectifs de marge.