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Associations sur la défensive

10/01/2009 00:00 - JDF

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Au beau milieu du carnage provoqué par l'aveu par Bernard Madoff de son montage « Ponzi », Cathy Lanyard, qui dirige American Friends of Alyn Hospital, une oeuvre de charité qui s'occupe de lever des fonds pour la création d'un centre de rééducation en Israël, a lancé un appel à la mobilisation au sein des associations à but non lucratif. Lors d'une conférence de presse organisée le 23 décembre 2008 à New York, elle appelait de ses voeux la création d'une commission afin d'analyser des portefeuilles qui jusque-là n'avaient été, semble-t-il, examinés que d'un oeil distrait, sans doute à cause d'un conflit d'intérêts entre administrateurs. Ce problème n'a rien de nouveau. Lorsque j'étais stagiaire à Barron's, j'étais tombé sur une publicité pour Merrill Lynch dans un numéro datant de 1955, qui invitait le public à « ouvrir l'oeil et le bon » lorsqu'il s'agissait de leurs propres investissements. La publicité citait une fable d'Esope, qui racontait l'histoire d'une biche borgne qui broutait toujours le long de l'océan de façon à utiliser son bon oeil pour guetter les dangers provenant de la terre ferme. Mais la flèche qu'un marin lui lança un beau jour prouva que le danger peut surgir là où on l'attend le moins. L'agence comptable Grant Thornton a réalisé un sondage parmi 650 responsables d'associations à but non lucratif en septembre 2008, qui montre que seuls 27 % d'entre eux avaient revu leur politique de placements au cours des douze mois précédants. Grant Thornton recommande de revoir ses politiques de placements régulièrement et de s'assurer que ces politiques incluent un critère de contrôle des conseillers en investissements. « Adoptons une démarche proactive, a demandé Lanyard, la collectrice de fonds d'Alyn. Je ne veux pas que les [donateurs] aient peur. » Heureusement, la fondation Alyn n'avait pas confié d'argent à Madoff.
PAR BILL ALPERT